Mardi 15 mai 2007
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Le divorce spectaculaire entre Philippe "Bling, Bling"Lucas et Laure Manaudou a mis en émoi le monde d'ordinaire tranquille
de la natation. Mais le coach bodybuildé de notre Laurette nationale et la quincaillerie lui servant d'ornement n'a pas été le seul ces derniers jours a faire les frais de
l'ingratitude ou des humeurs - c'est selon…- de nos turbulents champions. Gaël Monfils, dont le talent n'en finit plus d'être prometteur là où d'autres à son âge sont déjà des terreurs du circuit
- grande spécilaité française ! - a prouvé qu'en tennis aussi, le métier d'entraîneur n'est pas de tout repos.
Être coach n'est pas une sinécure. Quand votre poulain gagne, c'est l'expression de son talent, lorsqu'il perd c'est celle de votre
incompétence. Mais lorsqu'il s'agit de Gaël Monfils, la donne se complique encore plus. En quelques mois, l'athlète à la carrure de basketteur NBA en est à son troisième
entraîneur, le dernier en date chargé d'assouvir son nouveau rêve américain, n'étant autre que Tarik Benhabiles, habitué, pour avoir un temps travaillé avec Andy Roddick, aux joueurs aux
caractères bien trempés. La question se pose cependant : Monfils a t-il du caractère ou ses changements de cap successifs sont-ils simplement le fruit de son immaturité et d'une instabilité
chronique ?
Un récent reportage, diffusé sur L'Equipe TV quelques jours seulement avant que Gaël n'annonce sa séparation avec son "futur ex-coach" Olivier
Delaître ne permettait guère de trancher, ni dans un sens ni dans l'autre. Derrière les propos de Delaître le cartésien pointait déjà comme une sorte de fatalisme sur les
entêtements de son protégé et ses réticences à sacrifier son goût du spectacle sur l'autel de l'efficacité. Monfils, de retour de blessure, semblait pour sa part complètement largué, pas plus sûr
que cela de son avenir et doutant de tout, à commencer par lui-même… La rupture avec son entraîneur, qu'il avait été pourtant été rechercher après une première séparation, ne semble de ce point
de vue guère surprenante, le lien de confiance entre les deux hommes apparaissant alors pour le moins ténu.
Souhaitons donc à Gaël Monfils, sans conteste le joueur français le mieux doté physiquement du circuit, de trouver un nouveau souffle en
Floride. Car le gaillard commence visiblement à lasser dans l'entourage de l'équipe de France de coupe Davis, à la fédération et surtout, plus grave, dans les rangs du "Team
Lagardère", qui tousse à l'idée de voir l'un de ses "chers" protégés mettre sans autre forme de procès le cap sur Miami. L'expérience américaine, si elle se confirme, n'est donc pas exempte de
danger pour le jeune Français. Une ultime chance pour se remettre sur les rails faute de quoi l'espoir pourrait une fois pour toutes se muer en Arlésienne, dont les entraîneurs - et les
spectateurs ! - pourraient bien eux aussi à la longue se lasser…
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Publié dans : Tennis
Par Philostrate
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Mardi 13 février 2007
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Avec ses tournois chiffrés en dollars, balisant la saison comme autant de chèques géants, le tennis est devenu le terrain de jeu préféré des pères abusifs. L'enfer étant toujours pavé de bonnes intentions, les ambitieux géniteurs jurent ne vouloir que le bien de leur descendance. Refusant la plupart du temps d'admettre que leurs propres rêves d'ascension sociale, de reconnaissance, voire de revanche sur la vie pèsent bien lourdement sur les épaules de leur progéniture… Hélas, ces pères exclusifs et castrateurs sont légion dans le milieu de la petite balle jaune. Avec parfois la réussite au bout du calvaire d'une enfance sacrifiée sur l'autel de la performance, mais le plus souvent aussi des personnalités fracassées. André Agassi, récent retraité des courts, fut dès son plus jeune âge programmé pour être le champion que son père, venu chercher fortune aux Etats-Unis, ne réussit jamais à être. Pas de Noël pour le petit André, pas un jour de répit. À l'adolescence, la graine de star part en vrille, se met à boire entre les tournois, endosse le costume
white trash, on se demande bien pourquoi… Il lui faudra des années pour s'en remettre, subissant sans broncher les engueulades paternelles jusqu'au soir même de sa première victoire à Wimbledon, pour avoir triomphé, certes, mais en perdant un set !
Dans le tableau féminin, la situation n'est pas plus reluisante. On pensait avoir tout vu avec les outrances et les humiliations infligées par Jim Pierce à sa fille, Mary. Les
"Kill that bitch !" criés du haut des tribunes à l'intention des adversaires. Les roulements de muscles à destination des officiels et des journalistes, suspectés de vouloir briser le mur édifié entre sa joueuse de fille et le reste du monde. Eh bien non, on est en passe de trouver mieux avec Arsalan Rezaï, père d'Aravan, sier prometteur.
Intimidation des adversaires de sa fille ou de leurs pères, horions et insultes en pagaille, le tout, comme il se doit, dans un climat de paranoïa savamment entretenu dans le registre
"Toi et moi contre le monde entier", il y a là tous les ingrédients d'une réussite sportive exemplaire. La fille, elle, habituée aux conditions spartiates de la caravane familiale et aux outrances paternelles, n'y trouve rien à redire. Pas encore du moins. Sans aller jusqu'à parler de syndrome de Stockholm, ces relations fusionnelles entre un père détenteur de toutes les vérités et son enfant s'achèvent souvent dans la douleur, aux premières vélléités d'indépendance du rejeton. Il est temps dès lors de réparer les dégâts, en s'accrochant certains à la religion, d'autres à l'amour ou à une formidable envie de brûler la vie par les deux bouts pour rattraper ces années "volées". Pour ceux n'ayant pas connu l'ivresse des Grands Chelem et des belles places au classement mondial, le plus dur reste encore, le moment venu, de ne pas reproduire le schéma en faisant peser sur leurs propres enfants le poids de l'échec…
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Publié dans : Tennis
Par Philostrate
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