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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Le Parc des couards

Philostrate #Football
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    Il
ne faudrait pas que  mon propos tourne à l'ethnocentrisme, mais, après la disparition de Francis Borelli, revenons  en quelques lignes  sur le Paris-Saint-Germain.
Après la navrante prestation livrée samedi face à Rennes (1-3), pour ce qui devait être une soirée d'hommage au défunt président, je me pose une seule question. Cette équipe a t-elle encore une raison d'être en Ligue 1 ou n'aurait-il pas mieux valu qu'elle s'étouffe avec sa médiocrité et crève une fois pour toutes en descendant en Ligue 2 la saison dernière ?

    Les habitués du football  parisien le savent : une descente est le plus souvent synonyme de chant du cygne dans la capitale. À  Paname, le public ne suit pas très longtemps ses idoles d'hier, lorsqu'elles se frottent à l'anonymat des championnats de division inférieure. C'est regrettable, mais ne serait-il pas préférable de voir disparaître le PSG et devenir un souvenir romantique, comme le vieux Racing des années 1930 à 1950, plutôt que de laisser une bande de couards en salir le maillot et le palmarès de saison en saison ?

    Ce groupe a épuisé les entraîneurs, les présidents et ses supporters, gavés de matches insipides, de lâches résignations et d'un chapelet d'occasions manquées, que même la plus pieuse des madones n'arriverait pas à égrenner. Ces footballeurs d'opérette avaient peur de leur ombre, désormais, les "pôvrettes" ont des bouffées d'angoisse à l'idée de jouer sur leur propre terrain, ce Parc des Princes où d'autres, longtemps moins bien lotis et ne bénéficiant que d'un médiocre soutien populaire, ont écrit les premières lignes du palmarès du club.

    Lorsqu'il s'agit de parler pognon ou composition d'équipe en revanche, ces messieurs ont encore des prétentions. "Moi j'ai ma place, je ne suis pas venu pour faire banquette et patati et patata…" Un exemple. Pour moi, Pauleta, qui fut un grand buteur du temps de ses années bordelaises, est mort un jour de la saison dernière, où l'essoré des Açores s'était fâché car le club ne contribuait plus assez à son goût au paiement de son nouveau loyer. Avec sa feuille de salaire, son rendement ces dernières saisons et le prix que coûtent les abonnements et les places au Parc, avouez que ça colle tout de même un peu les abeilles ! Alors, Basta ! Raus ! Laissez au vestiaire ce maillot que d'autres portaient avec fierté et allez soigner vos angoisses, vos névroses et vos états d'âme chez un spécialiste. Ce club, depuis 1998 et son démembrement par Charles Biétry, n'existe plus, ou si peu. Si vos faibles moyens vous interdisent de lui redonner du souffle, laissez-le donc s'éteindre en paix en nous épargnant, si ce n'est sa disparition, du moins l'humiliation de le voir se consumer à petit feu comme un pantin grotesque.
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