Du sport ou du cochon

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Le sport entre les lignes et sans langue de bois

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Carquefou les j'tons

Philostrate — Football

 

    Carquefou par-ci, Carquefou par-là… Victoire de David contre Goliath, magie de la coupe de France et patati et patata. Loin de moi l'idée de ternir la victoire des amateurs de Loire-Atlantique sur l'Olympique de Marseille en huitième de finale d'une compétition qui fête cette année son centenaire, mais tout de même. Voir les éditorialistes se réjouir de cette incroyable faillite d'un des meilleurs clubs français du moment, quelques jours seulement après les avoir entendu se lamenter sur les piètres performances de nos représentants en coupe d'Europe a de quoi faire sourire.


      Car cet OM, incapable de se remettre d'un but encaissé en début de match et de trouver la faille d'une défense de cinquième division, n'est-ce pas cette équipe en course pour une qualification en Ligue des champions ? On nous dira, il n'y a pas deux saisons qui se ressemblent, un bon recrutement estival et on n'en reparle plus. Peut-être. Mais la culture de la victoire, nos grands clubs, ils n'en ont plus qu'une  vague idée. Prenez Paris, Lens ou Monaco, pitoyables d'impuissance en championnat, chancelant sur leurs crampons au moindre vent contraire. Prenez Bordeaux, minablement éliminé par Anderlecht en coupe de l'UEFA.

   

    Prenez même Lyon, soit ce qui se fait de mieux en ce moment sur le marché national. Collectionneur compulsif de championnats, mais aux abonnés absents en Ligue des Champions dès qu'arrive le printemps. Il paraît, à en croire Frédéric Thiriez, que la Ligue 1 soutient sans problème la comparaison avec les autres championnats européens. En matière de suspense en bas de tableau, c'est certain. Grâce, encore une fois, aux carences de grosses cylindrées comme le Paris Saint-Germain, qui, malgré un budget conséquent, va bien finir par rater la marche et aller traîner sa peine en Ligue 2. Sinon, il faut bien admettre que la Ligue 1 est l'un des rares championnats d'Europe où  les supposés gros clubs sont si souvent impuissants à tenir leurs rangs.

   

    Alors vive Carquefou, frêle bourgeon de printemps dans une actualité footballistique désespérément bloquée sur l'heure d'hiver. Au prochain tour, peut-être nos amateurs - passés tout de même pour la plupart par des centres de formation professionnels… - auront-ils la chance de tomber sur Bordeaux, Paris ou Lyon. Quand on a tout à perdre et les genoux qui s'entrechoquent, même avec le plus fourni des palmarès, on n'en devient pas moins une proie facile.

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