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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

RememBreizh

Philostrate #Cyclisme
    Il y a cinquante-neuf ans jour pour jour, la Bretagne faisait déjà la Une des journaux sportifs. Dans son édition du 6 juillet 1949 (ci-contre), Le Miroir Sprint revenait sur le passage du Tour de France cycliste en Armorique, sous l'œil connaisseur des autochtones, déjà rompus aux choses du cycle.

    De Paris-Brest et retour au début du XXe siècle en passant par les générations de champions durs au mal dont elle a accouché au fil des décennies,  l'Argoat, la Bretagne de l'intérieur, est une région bénie pour les amoureux du vélo. Dans un pays où il y presque autant de virtuoses de la pédale que de calvaires en granit, la Grande Boucle garde son prestige intact, comme le prouve l'ambiance de fête entourant le départ du Tour 2008.

    Depuis 1949, les choses ont changé pourtant. Au sortir de la guerre, les pelotons comptent une flopée de champions made in Breizh et pas des moindres. Les descendants de Petit-Breton s'appelent à la fin des années quarante Cogan, Robic, Goasmat… Bobet pointe le bout de son nez et l'arbre généalogique du sport cycliste armoricain donnera des fruits à l'écorce rugueuse  jusqu'à un certain Bernard Hinault, dernier vainqueur français de la Grande Boucle en 1986.

    C'est là toute la différence, entre les Tours de l'après-guerre et les nôtres. Dans ces éditions des années sépia, les champions cyclistes bretons et français en général jouent les premiers rôles. Ce n'est plus vraiment le cas. Les coureurs tricolores, qui constituent la moitié du peloton de ce Tour 2008, se retrouvent pour la plupart dès le départ dans la seconde partie du classement. Que quatre d'entre eux s'échappent, comme ce dimanche 6 juillet dans l'étape Auray-Saint-Brieuc n'empêche pas de les voir laisser filer la victoire au profit de Thor Hushovd. L'honneur est sauf, le Viking norvégien est de l'équipe Crédit Agricole. Mais eût-il été du Crédit Mutuel de Bretagne, le résultat serait le même. Du haut du ciel, Robic, Bobet et consorts se marrent ou pleurent c'est selon. Et désespèrent de voir triompher dans une grande course ne serait-ce qu'un Français, faute de Breton…
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