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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

"Bonus Malus Sportius"

Philostrate #Société et médias
    On connaît la devise olympique, "Citius, Altius, Fortius" - "Plus vite, plus haut, plus fort", pour ceux que le Latin laisse de marbre… Au train où vont les choses, il faudra bientôt s'habituer à en voir une autre gravée aux frontons des stades. "Bonus, Malus, Sportius". Variante sportive du bonus-malus écologique, qui désormais s'applique à tout et n'importe quoi des sandwichs - "Travailler plus pour manger moins" - aux assiettes en carton en passant par les couches jetables pour bébé ou la moumoute en acryllique de l'ancêtre.

    Comment le sport pourrait-il en effet échapper à cette lame de fond de "l'environnement correct", qui chaque jour devrait nous faire monter le rouge aux joues ? Il y a l'évidence, auxquels n'échapperont pas les sports énergivores et/ou pollueurs. Les canons à neige. Les patinoires artificielles. Les greens de golf trop arrosés. Les sports mécaniques sur terre comme sur l'eau. Taxés. Taxés. Taxés. Taxés… Mais allons plus loin. Cette logique de bonus-malus ne devrait-elle pas s'imposer aux sportifs eux-mêmes ? Ceux qui font durer leurs matches au-delà du raisonnable et obligent à allumer les projecteurs des stades, comme Fabrice Santoro sur terre battue. Allez, une rencontre de cinq heures dont deux en nocturne, un petit retrait sur les gains, par ici la bonne soupe !

    Et les délégations dévoreuses de kérosène pour aller se planter lamentablement à de milles nautiques de la mère patrie, ne devraient-elles pas mettre la main à la poche elles aussi ? Quand on va se prendre une danse à Londres ou Irkoutsk en Ligue des Champions de football ou quand on revient des JO en Chine avec sa musette vide de médailles, faudrait songer aussi à payer son écho pour la planète… Surtout si, en plus, on compte les heures de veille des téléviseurs à écrans plats, grands bouffeurs de kilowatts devant Robert Chapatte, gaspillées en vain quand nos athlètes nous la jouent losers. Non, décidément Monsieur Borloo, "Bonus, Malus, Sportius", c'est une formule d'avenir ! Vivement le retour au sport des âges farouches. D'autant qu'avec Sébastien Chabal en peaux de bêtes, on aurait un ministre des sports tout trouvé…
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