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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Vive les femmes !

Philostrate #Société et médias
    Coubertin, en barbon de son temps, n'était pas très chaud à l'idée de voir la gent féminine se mêler d'affaires sportives. Plus d'un siècle a passé et si les femmes ont depuis longtemps fait leur entrée dans les stades, leur présence dans les rédactions vivant de la sueur et du muscle reste sujette à controverses. Sur nos écrans plats, la mode est certes aux jolis minois. Mais là où l'Appollon ne voit jamais sa compétence mise en cause par son apparente perfection, la Venus à la plastique irréprochable suscite au mieux des soupçons au pire des sarcasmes.

    La profession de journaliste se féminise, mais pas à la même vitesse dans les rédactions sportives que dans les autres. Prenez l'amusant questionnaire auquel notre quotidien sportif national a soumis dans son édition du samedi 4 octobre quelques unes des vedettes féminines de l'information sportive télévisuelle. Cinq questions techniques autour du foot, du tennis, du rugby, du cyclisme et du basket, histoire de tester les connaissances de ces journalistes en jupons. Histoire surtout de clouer le bec à ceux - dont les plumitifs à l'origine de cette idée ne font évidemment pas partie…- qui ne verraient en elles que d'aimables potiches…

    L'air, on le connaît, les féministes vous diraient même qu'il est repris sur tous les tons dans le milieu du travail. "T'es bien jolie Nénette, mais qu'est c't'as donc sous ta choucroute permanentée ?" La classe ! On ne s'attardera même pas sur les résultats de ce questionnaire dont le journal, dans un souci de transparence qui l'honore, souligne qu'il a fait débat au sein de sa rédaction. Ni sur le fait de l'avoir aussi posé à Thierry Roland pour prouver qu'il n'y avait - Grand Dieu non ! - rien de machiste dans la démarche. Non. On se contentera de remarquer qu'un grand con baraqué aux dents blanches et bien alignées aura toujours moins besoin de fournir de certificats de compétence qu'une amazone plantureuse aussi légitime soit-elle.

    Une journaliste de sport reste une bête curieuse. Là où ses confrères masculins peuvent débiter avec aplomb les conneries au mètre sans être le moins du monde remis en cause, il lui faut sans cesse donner des gages de sérieux et d'impartialité. Sous peine, humiliation suprême, d'être comparées à ce qui semble être l'étalon-or du reporter sportif télévisé… Notre Thierry Roland national, qui, pour être un pilier de PAF, n'aura tout de même pas fini de tourner le jour où les satellites seront mis sur orbite à la mode d'Audiard !
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