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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

K.O kiwi pour Bastareaud

Philostrate #Rugby
    On se doutait bien qu'il y avait une grosse anguille sous la roche de Wellington. Censé avoir été bastonné en pleine rue par des Kiwis irascibles, Mathieu Bastareaud, centre du XV de France, s'en était rentré au pays la pommette enflée en se gardant toutefois de porter plainte. Pour un gars contraint de quitter la Nouvelle-Zélande, ses coéquipiers et l'équipe nationale sur une agression supposée gratuite, cette volonté de ne pas faire de vagues laissait perplexe. Et pour cause. Tout penaud, le gros nounours du Stade Français n'a pas tardé à lâcher le morceau avouant, en fait d'embuscade, avoir flirté d'un peu trop près avec une table de nuit après une troisième mi-temps arrosée…

    Il convient de laisser aux paragons de vertu le choix de la peine à infliger au rugbyman menteur. Au nom de la sacro-sainte "exemplarité" du sportif de haut niveau, ils ne manque jamais dans ces cas-là de Saint-Just ou de Fouquier-Tinville pour demander que la bête meure et roulent les têtes. Dommage qu'il n'y ait plus de Kommandanturs, car leurs boîtes à lettres déborderaient de courriers tous plus imagés les uns que les autres sur les châtiments à réserver aux anges déchus du sport spectacle… Mais le vrai problème est ailleurs. Si "Caliméro" Bastareaud a menti une fois, que vaut aujourd'hui le nouveau récit qu'il nous sert pour expliquer son infortune ?

    Le doute plane, la rumeur enfle, c'est humain… Certains éditorialistes, sans doute bien informés, insinuaient ce matin que son visage tuméfié pourrait être le résultat d'un échange musclé avec l'un de ses coéquipiers de retour de bordée. Des bourrades un peu trop appuyées entre compagnons d'Ovalie, pour savoir laquelle des donzelles ramenées à l'aube finirait dans leur lit. Il n'y a pas là matière à fouetter même un footballeur anglais… Non, pour que Bastareaud ait préféré le mensonge à la vérité, sa mésaventure doit mêler le grotesque à l'inavouable. Voilà ma version, corroborée par divers témoignage dignes de foi, dont celui du beau-frère de l'oncle de la gardienne de l'ambassade du Monomotapa à Wellington. Le rugbyman imbibé ramène à l'hôtel une conquête néo-zélandaise, elle aussi passablement éméchée.

   Après avoir ouvert le lit, bien plié son maillot bleu de l'équipe de France et s'être lavé les dents trois minutes - consignes de la FFR, un international se doit d'avoir une hygiène buccale parfaite…-, le gaillard s'apprête à rejoindre sa belle d'un soir et enfile le maillot rose du Stade Français qui lui sert de pyjama. C'est là que tout part en brioche. Pensant avoir affaire à un pervers, ulcérée de voir son mâle compagnon transformé ainsi en grande Zoa, la diablesse le sèche d'un furieux coup de tatane en pleine tête. Rideau. Réveil honteux et passage par la case mensonge. Morale de l'histoire : la néo-zélandaise est soupe au lait et tient bien l'alcool. Sortis du stade Jean-Bouin, les maillots de Max Guazzini prêtent vraiment à confusion. Tout compte fait Mathieu, t'as eu raison de mentir…
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