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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Il y a dopés et dopés…

Philostrate #Dopage
    C'est un fait, il y a dans le vélo une culture du dopage. Dans les temps héroïques, on "salait la soupe" avec de la caféine ou on piquait des oranges à la strychnine pour s'enquiller les cols qu'infligeait aux premiers "Géants de la Route", droit comme un i dans sa voiture de directeur de course, Henri Degrange, alors tout puissant patron du Tour de France. Aujourd'hui, on a plus volontiers recours à la médecine, hormone de croissance, EPO et tutti quanti. Les temps changent, mais les "bonnes" vieilles habitudes demeurent …

    Une chose me chiffonne cependant, lorsque je vois le sort réservé dans les journaux à longueur de colonnes à nos braves cyclistes. Seraient-ils les seuls à recourir aux substances interdites pour se faire une place sous les projecteurs du grand cirque du sport spectacle ? Evidemment non et l'actualité nous le rappelle assez souvent. Mais force est de constater que tous ne naissent pas égaux devant le dopage.

    C'est qu'il y a dopés et dopés mon bon monsieur ! Prenez la gaffe commise récemment par notre Johnny Hallyday national, révélant au détour d'une interview que, telle une rock star, Saint Zizou - Priez pour nous ! - irait régulièrement se faire changer le sang en Suisse. L'anecdote, sur une pratique certes suspecte mais pas formellement interdite, n'a guère fait de bruit. Ni suscisté beaucoup de commentaires de la part de l'intéressé - ne le dérangez pas malheureux, il est en oraison ! -, ou des plumitifs, pourtant zélés lorsqu'il s'agit de crier haro sur le baudet à deux roues. Les footballeurs, eux, ont droit à de la considération voire même - Ô luxe suprême …- à la présomption d'innocence. Surtout lorsqu'ils ont une chance de ramener la coupe du monde à la maison. Dans pareil cas, on connaît pourtant des quotidiens sportifs qui n'hésitent pas, même pour de simples soupçons, à lâcher sans y toucher entre deux banalités que tel ou tel cycliste mis en cause est marié à la belle-sœur de la cousine par alliance de la meilleure amie de la concierge d'un sombre docteur Mabuse. Ce qui, vous l'aurez compris, fait du bonhomme en question si ce n'est un coupable, du moins un individu douteux…

    Les footballeurs, non, ce n'est pas pareil. D'ailleurs, si vous émettiez ne serait-ce que l'idée de faire des contrôles antidopages rétroactifs, par exemple sur les échantillons d'urine des champions du monde 1998, comme cela se fait désormais dans le vélo, vous ne pourriez pas. Les précieuses fioles ont immédiatement été détruites après la compétition, ce qui est encore le plus sûr moyen de ne rien trouver. Et comme la FIFA ne semble guère pressée de rendre systématique les contrôles sanguins, les stars du ballon rond, même celles passées à la Juventus de Turin à sa "grande époque", peuvent bien dormir sur leurs deux oreilles. Mais ne vous y trompez pas, je les aime bien nos amis footballeurs. Tout comme je suis admiratif devant les sculpturaux rugbymen de l'hémisphère Sud, les infatigables skieurs de fond, les sprinters "bodybuildés", les cyclistes affûtés, etc. Moi, je n'ai ni la passion ni la suspicion sélectives. Que voulez-vous, on ne se refait pas…
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