Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Le Guen plus fort que "le Menhir"

Philostrate #Football
    Paul Le Guen n'aurait jamais dû quitter le Paris Saint-Germain et son retour nous renvoie neuf ans en arrière, aux origines d'un bouleversement dont le club de la capitale paie aujourd'hui encore les conséquences. Rappelez-vous le passage de témoin entre les deux frères ennemis de la maison Canal+. D'un côté, Michel Denisot, président-délégué du PSG, fort d'un bilan honorable en sept ans d'exercice. De l'autre, Charles Biétry, patron du service des sports de la chaîne cryptée et inventeur du football à la sauce Canal - pour ne pas dire du football tout court, postulat plus conforme à l'ego du bonhomme.

    En mai 1998, à l'issue d'un étonnant jeu de chaises musicales dont Canal a le secret, les deux compères - des amis de trente ans, au sens Chirac-Balladur ! - échangent leurs fonctions. Là, on va voir ce que l'on va voir ! Le temps pour le PSG de faire un dernier doublé Coupe de France- Coupe de la Ligue et le nouveau président-délégué entreprend d'imposer sa marque sur le mode "Du passé faisons table rase". Les cadres de l'ancienne équipe en fin de cycle, dont Paul Le Guen, sont invités à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Plus besoin de leur expérience, ni sur la pelouse, ni dans l'encadrement du club. Non, il faut tourner la page.

    Biétry a senti venir le vent de ses chères contrées du Ponant, qui lui souffle, entre autres, que le Guingampais Nicolas Laspalles et le Nantais Bruno Carotti sont faits d'un granit sur lequel bâtir les succès à venir. Il y a aussi Okocha, le dribbleur fou aux fulgurances rarement décisives, que devait ensuite s'arracher toute l'Europe. Après un passage en demi-teinte à Paris, "Jay-Jay" ne trouvera rien de mieux que Bolton pour aller traîner sa peine. Entretemps, après avoir enchaîné revers sportifs et décisions calamiteuses, Charles Biétry achève dès décembre 1998 son parcours au terminus des prétentieux, après seulement sept mois d'exercice - un record à Paris, hormis le court interim de Guy Crescent en 1971 ! Côté rupture, c'est réussi. Pour avoir voulu démontrer qu'il pouvait s'imposer seul, s'en s'embarrasser de l'héritage de son prédécesseur, l'éphémère président-délégué a brisé une dynamique, qui certes connaissait aussi des ratés, mais avait le mérite d'exister.

    Le club parisien ne s'en est d'ailleurs depuis jamais vraiment remis. Le retour de Paul Le Guen, après ceux d'Alain Roche, de Vincent Guérin et le bien mauvais sort fait l'an dernier à Laurent Fournier - en attendant un jour l'arrivée de Raï ? - démontrent que, comme dans tous les grands clubs européens, les anciens cadres ont à Paris aussi un rôle à jouer. Les inconditionnels du PSG ont donc raison, malgré la crise, de se réjouir de l'arrivée de l'homme de Pencran. Quant à Charles Biétry, ludion médiatique passé de Canal à France Télévision via TF1, espérons qu'il ait au moins pris conscience de ses limites. Le "Menhir", son sobriquet au temps de sa grandeur - surnom peu charitable pour les inusables mégalithes…- peut donc bien prendre racine dans son Ille-et-Vilaine natale. Au Parc des Princes, personne ne le regrette.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Maxo 17/01/2007 12:16

Et quid d'un Bernard Lama pour les gardiens comme Joel Bats à l'OL ?
Et Mister George pour renouer avec les liens en Afrique ?
 

Facebook Twitter RSS Contact