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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Le yo-yo du vélo

Philostrate #Cyclisme
   
    C
omme le laissait pressentir la présentation de l'édition 2007 de Paris-Nice
, censé partir le 11 mars d'Issy-les-Moulineaux, le temps vire à l'orage entre ASO, organisateur de la course et l'Union cycliste internationale. En demandant aux équipes adhérant au Pro Tour de ne pas s'aligner au départ d'une épreuve, placée de fait par Amaury sport organisation en dehors du circuit professionnel bâti par l'UCI, son président, Pat Quaid, place  directeurs sportifs et coureurs dans une situation peu enviable. Celle du yo-yo, montant et descendant selon l'humeur le long du fil tendu des relations entre deux des acteurs majeurs du sport business, décidés à solder sur leurs dos leurs désaccords.

    De quelle marge de manœuvre disposent en effet les groupes sportifs dans cette affaire de gros sous, dissimulée sous  les nobles principes d'équité sportive ou de nécessaire développement d'une discipline en plein marasme ? D'aucune. D'un côté, ASO, qui laisse implicitement entendre lors de la présentation du parcours que si d'aventure l'une des équipes engagées venait à se désister, elle saurait s'en rappeler. Entendez, au moment de désigner les heureux élus autorisés à participer au Tour de France, dont elle a aussi la responsabilité. De l'autre, l'UCI, qui fait valoir que la décision d'ASO d'organiser Paris-Nice avec la Fédération française de cyclisme sans son aval, met selon son règlement hors la loi toute équipe détentrice d'une licence Pro Tour alignée au départ de la course…

    Le plus étonnant dans cette histoire, où chacun se drape dans sa dignité en prétendant défendre les intérêts supérieurs du vélo, c'est que jamais depuis le début du conflit l'Association internationale des groupes cyclistes professionnels n'a été invitée à la table des négociations. Ne vous inquiétez de rien, on s'occupe de tout, quitte à faire votre bonheur malgré vous ! Vous me direz, les coureurs sont habitués à ce genre de contorsions. Quand on a appris à tendre les doigts sur commande pour recevoir des coups de règles - et de plumes…- à la moindre suspicion de dopage, on peut bien faire le dos rond, serrer les dents et la boucler le temps que les cols blancs de la vélocipédie se rabibochent, non ?
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