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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Jeux de c…, jeux de ballons

Philostrate #Football
   
    Le football, c'est la tolérance, le respect de l'autre, le partage… Voilà pour le côté pub et les beaux slogans que nous serinent annonceurs et fédérations avant chaque rencontre. Pour le reste, la "grande famille du football" passe plus de temps à s'engueuler qu'à deviser une marguerite au coin des lèvres sur les vertes prairies. Dans les tribunes, les supporters échangent au mieux des noms d'oiseaux au pire des coups de barre de fer.

    Dans les loges, les présidents de clubs montrent l'exemple en prenant le moindre prétexte pour se chicaner par presse interposée. Les joueurs entre eux ne sont pas en reste et n'hésitent pas à faire étalage de leur maîtrise du coup de tronche ou de coude asséné  en douce.  Il n'y a guère que les arbitres pour mettre tout le monde d'accord. Lorsqu'il  s'agit de dénoncer leurs manquements et leurs "erreurs grossières", y compris par d'anciens confrères qui en passant de l'autre côté du miroir semblent avoir un peu vite oublié la dure condition d'homme en noir, les rois du sifflet sont les seuls à faire l'unanimité…

    Bref, il serait aussi vain de chercher une once d'harmonie dans le paradis du football qu'un reflet d'humilité sur le crâne lisse de Fabien Barthez. Les derniers à avoir transformé en ring l'actualité footballistique à ce jour sont le sélectionneur de l'équipe de France en personne et le manager des Gunners d'Arsenal, rejoint depuis par d'autres confrères de grands clubs étrangers. Dans le coin rouge : Arsène Wenger. Sans doute rendu nerveux par ses échecs à répétition en Ligue de Champion, le justicer des nantis reproche au boss des finalistes de la coupe du monde son absence de dialogue et de concertation avec les clubs rétribuant au quotidien les internationaux.

    Dans le coin bleu : Raymond Domenech. Roi de la provoc', comme au temps où son épaisse moustache et ses tacles "en finesse" sévissaient en championnat de France, "Ray" joue le gars qui tombe des nues sur le registre mauvaise copine, entonnant l'air du "Pourquoi ce serait toujours à moi de décrocher le téléphone le premier ?" En résumé, la mauvaise foi vole bas. Wenger, qui oublie un peu vite que c'est la moindre des choses de laisser "ses" joueurs à disposition du pays qui les a formés, et  Domenech, qui pour affirmer son autorité a parfois refusé d'épargner à Thierry Henry certains matches amicaux, donnent un spectacle pathétique, mais tellement en prise avec les réalités du football. Un sport où en coulisse - et parfois hélas sur le terrain…-, c'est toujours le plus con qui gagne. Pour ma part, je vous laisse bien volontiers le soin de décerner les trophées…
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