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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

De Vlaeminck, gitan amère

Philostrate #Cyclisme

JeuxMaillotJaune2.jpg     C'est toujours triste un ancien champion amère et aigri. Roger De Vlaeminck, "Le gitan d'Eeklo", n'a jamais été très commode, convenons-en. Aussi peu amène avec ses rivaux et les journalistes que dur au mal sur les routes des classiques du temps de sa splendeur. Mais là, l'entendre répéter à la veille de Paris-Roubaix qu'il ne voyait pas en quoi on pouvait le comparer à Tom Boonen, en course ce week-end pour égaler son record de quatre victoires dans la reine des classiques, ne faisait guère honneur au personnage.

 

    A sa décharge, Boonen a échoué et ne s'est donc pas hissé à la hauteur de son auguste pédalier. Mais tout de même. Le voir dévaloriser les performances de son successeur dans le cœur des Flamands et de son rival suisse, Fabian Cancellara, sous prétexte qu'après le Grand Prix E3 les deux coureurs avaient fait l'impasse sur Gand-Wevelgem pour mieux se concentrer sur le Ronde et Paris-Roubaix, c'est un peu pousser loin la manœuvre… On serait presque tenté de dire, "Ta gueule, l'ancien !", sauf le respect légitime dû à ce rugueux dompteur de pavés, aussi atrabilaire soit-il.

 

    Il n'y aurait donc plus de coureurs de grande classe. La jeune génération ne penserait qu'à l'argent. Certes. Mais n'était-ce pas aussi pour l'argent que, du temps de De Vlaeminck et de Freddy Maertens, un même coureur pouvait enchaîner deux Grands Prix en un week-end ? Pour ne pas être insensible à la nostalgie des années 70, rouflaquettes et crinières au vent, il faut savoir tout de même raison garder. Chaque époque, avec ses travers que bien souvent le temps patine, a ses champions. Un Cancellara, champion olympique, double vainqueur de Paris-Roubaix, victorieux du Tour des Flandres, de Milan San Remo, du Grand Prix E3 ou de cinq étapes du Tour de France, peut regarder ses aînés sans rougir. Tout comme Boonen. A moins qu'ils ne rougissent devant le peu de classe de leurs grands anciens. Mais là, c'est le respect qui leur interdit de le dire…

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