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Victor Cosson (1915-2009)

Rugby

Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 20:24
Accidentroute.jpg     La saison est aux barbus. Après le ramoneur en houppelande qui passe en décembre dans les cheminées sans salir son habit rouge, c'est Sébastien Chabal et ses attributs pileux façon Raspoutine qui a ouvert en fanfare le mois de janvier. Chabal, le deuxième ligne du Racing Métro 92, sportif préféré des Français. Disons plutôt, champion dont l'image séduit le plus le grand public. L'ancien de Bourgoin avec ses bras musculeux qui descendent jusqu'aux genoux, ses mains façon Yéti parfois engourdies et ses charges furieuses à décimer les Kiwis plaît, c'est indéniable. C'est un joueur de rugby de Playstation : on défonce, on arrache, on fracasse, pas besoin d'être un expert du ballon ovale pour comprendre le mécanisme…

    Mais au-delà de ses qualités physiques, c'est son look qui fait sortir médiatiquement Chabal du lot. Le genre "homme des bois" dur au mal et taiseux. Un poil pithécanthrope, bouru avec la presse, gentil avec les enfants, mais nature avant tout. C'est du moins ce que dit Chabal, dans une interview accordée au supplément week-end de notre quotidien sportif national, tout en avouant à propos de son image, "être obligé d'y penser, de la travailler". Un aveu qui lui fait honneur et explique certains dérapages difficiles à comprendre lorsque, comme lui, on se revendique brut de décoffrage. Vous auriez imaginé, vous, Lino Ventura, une référence dans le genre "homme de la pampa, parfois rude mais toujours courtois", poser en talons aiguilles sur les culs de bus pour les besoins d'une publicité ? Non. D'ailleurs on imagine assez bien la façon dont serait sorti l'inconscient venu avec une telle proposition dans le repaire de Montretout à Saint-Cloud, où vivait celui qui reste vingt après sa mort l'un des acteurs les plus populaires auprès des Français !

    Chabal, c'est un gars simple et robuste, mais qui sait mettre son côté ours en veilleuse lorsqu'il s'agit justement d'exploiter ou de jouer avec son image de "gars simple et robuste". Il a la sincérité de son temps. Il n'en reste pas moins une bonne tête de gondole pour un rugby qui a la cote, avec ses champions certes professionnels, mais dont les émoluments leur interdisent encore, contrairement aux footballeurs, d'hésiter entre le diamant et le platine pour "customiser" les jantes de leurs voitures. Chabal, c'est encore le tuning de province, moumoute sur le volant et flammes bombées à la main sur les portières. Sa popularité doit en faire rêver plus d'un en ce début d'année sportive engourdie par le gel et la neige. A commencer par Raymond Domenech, "futur ex-entraîneur" de l'équipe de France de football, qui devrait sérieusement songer à se laisser pousser une barbe de Viking pour voir si, d'aventure, ce matelas de poils en bataille lui donne une chance de faire un bond dans l'estime des journalistes, de ses joueurs, des dirigeants du foot français et du dernier carré de supporters des Bleus…
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Par Philostrate - Voir les 1 commentaires
Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 17:11
    On se doutait bien qu'il y avait une grosse anguille sous la roche de Wellington. Censé avoir été bastonné en pleine rue par des Kiwis irascibles, Mathieu Bastareaud, centre du XV de France, s'en était rentré au pays la pommette enflée en se gardant toutefois de porter plainte. Pour un gars contraint de quitter la Nouvelle-Zélande, ses coéquipiers et l'équipe nationale sur une agression supposée gratuite, cette volonté de ne pas faire de vagues laissait perplexe. Et pour cause. Tout penaud, le gros nounours du Stade Français n'a pas tardé à lâcher le morceau avouant, en fait d'embuscade, avoir flirté d'un peu trop près avec une table de nuit après une troisième mi-temps arrosée…

    Il convient de laisser aux paragons de vertu le choix de la peine à infliger au rugbyman menteur. Au nom de la sacro-sainte "exemplarité" du sportif de haut niveau, ils ne manque jamais dans ces cas-là de Saint-Just ou de Fouquier-Tinville pour demander que la bête meure et roulent les têtes. Dommage qu'il n'y ait plus de Kommandanturs, car leurs boîtes à lettres déborderaient de courriers tous plus imagés les uns que les autres sur les châtiments à réserver aux anges déchus du sport spectacle… Mais le vrai problème est ailleurs. Si "Caliméro" Bastareaud a menti une fois, que vaut aujourd'hui le nouveau récit qu'il nous sert pour expliquer son infortune ?

    Le doute plane, la rumeur enfle, c'est humain… Certains éditorialistes, sans doute bien informés, insinuaient ce matin que son visage tuméfié pourrait être le résultat d'un échange musclé avec l'un de ses coéquipiers de retour de bordée. Des bourrades un peu trop appuyées entre compagnons d'Ovalie, pour savoir laquelle des donzelles ramenées à l'aube finirait dans leur lit. Il n'y a pas là matière à fouetter même un footballeur anglais… Non, pour que Bastareaud ait préféré le mensonge à la vérité, sa mésaventure doit mêler le grotesque à l'inavouable. Voilà ma version, corroborée par divers témoignage dignes de foi, dont celui du beau-frère de l'oncle de la gardienne de l'ambassade du Monomotapa à Wellington. Le rugbyman imbibé ramène à l'hôtel une conquête néo-zélandaise, elle aussi passablement éméchée.

   Après avoir ouvert le lit, bien plié son maillot bleu de l'équipe de France et s'être lavé les dents trois minutes - consignes de la FFR, un international se doit d'avoir une hygiène buccale parfaite…-, le gaillard s'apprête à rejoindre sa belle d'un soir et enfile le maillot rose du Stade Français qui lui sert de pyjama. C'est là que tout part en brioche. Pensant avoir affaire à un pervers, ulcérée de voir son mâle compagnon transformé ainsi en grande Zoa, la diablesse le sèche d'un furieux coup de tatane en pleine tête. Rideau. Réveil honteux et passage par la case mensonge. Morale de l'histoire : la néo-zélandaise est soupe au lait et tient bien l'alcool. Sortis du stade Jean-Bouin, les maillots de Max Guazzini prêtent vraiment à confusion. Tout compte fait Mathieu, t'as eu raison de mentir…
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