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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Grande Boucle et "Front Popu"

Jean-Claude Duce

C'était l'été 1936, celui du Front Populaire et des premiers congés payés. A l'occasion de deux jours de repos à Cannes le 20 juillet et Perpignan le 24, les coureurs du Tour de France goûtaient aux plaisirs de la plage à l'unisson de celles et ceux qui, pour certains, voyaient pour la première fois la Grande Bleue. Equipes belges et allemandes mélangées, Français hilares ou Luxembourgeois joueurs, c'est vrai qu'il flotte sur les géants de la route de cet été-là un petit air de "Front Popu" que restitue bien cette série de photos tirées de la grande malle aux trésors de Gallica

Images : gallica.bnf.f
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Il n'y a qu'une escrime, c'est le fleuret…

Philostrate #Les lectures de Philostrate

Quelle est la plus noble et la plus complète des disciplines de l'escrime ? L'auteur anonyme de cet article de la fin des années 1920 n'hésite pas à donner sa préférence. En mémoire de Christian d'Oriola, champion olympique en 1952 et 1956, "Mozart du fleuret" disparu lundi dernier à l'âge de 79 ans.

Images http://gallica.bnf.fr/
Images http://gallica.bnf.fr/

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    "Tout tireur connaissant bien le fleuret sera toujours plus fort que celui qui ne sait que l'épée. Non, bien entendu, qu'il suffise d'être un remarquable fleurettiste pour n'avoir rien à craindre  en face d'une épée. Opposez sur le terrain à un fleurettiste un épéiste exclusif, celui-ci aura certainement l'avantage. Mais que le premier pratique seulement, pendant quelque temps, le maniement de l'épée, il se jouera sans peine de son adversaire.

    Un fait est resté présent à ma mémoire, qui m'en fournit la preuve. Au premier tournoi d'épée du Figaro, les tireurs de fleuret, attirés par la nouveauté de ce sport, et qui n'avaient aucune notion du tir à l'épée, firent piètre figure. Un an après, les tireurs à l'épée n'obtinrent que les plus modestes récompenses. Pourquoi ? Parce que l'escrime au fleuret est un sport plus complet que l'escrime à l'épée. Cette feinte, allongée, rapide, puissante, cette libre action des muscles, aidée par la volonté, cette mobilité continuelle de la lame, ce but si restreint, si difficile à atteindre, savez-vous ce qui en résulte ? La vigueur, la souplesse des membres, l'intelligence, le jugement, la vivacité de l'esprit.

    Dans l'escrime à l'épée, au contraire, que voyons-nous ? Les bras travailler un peu, les jambes pas du tout. Est-ce dans une fente que s'assouplissent les articulations ? Il n'y en a pas ou guère. Peut-on se livrer, même exceptionnellement, à un élan généreux ? Jamais ! On risquerait de s'embrocher sur la pointe de l'adversaire. Donc, exercice incomplet, où les muscles restent sans ressort, partant, sans vie. (…) Il n'y a donc qu'une escrime, c'est le fleuret. L'épée, très attrayante, je le reconnais, n'en est que le complément. La plus belle figure dont s'honore l'escrime française actuelle, j'ai nommé Lucien Gaudin, est une vivante démonstration de ce que j'avance…"
 
Extrait de Tout pour les sports, revue datée de décembre 1929, éditée dans le cadre du deuxième Salon international des sports. Auteur inconnu.

Belmondo, acteur et boxeur…

Jean-Claude Duce

Jean-Paul Belmondo, qui vient de fêter ses 83 ans, n'a jamais renié sa passion pour le noble art. Bien avant de devenir un spectateur fidèle des réunions de boxe parisiennes, notre Bébel national a été un pratiquant assidu, fréquentant notamment du temps de sa jeunesse l'antique salle de l'Avia Club d'Issy-les-Moulineaux. Devenu acteur, il aura l'occasion de mettre ses talents pugilistiques au service de Jean-Pierre Melville dans "L'Aîné des Ferchaux, comme le montre ce reportage de 1962, un "tournage du tournage" où Belmondo tombe les gants pour se livrer à chaud sur le ring…

 

Saint-Patrick côté sport

Jean-Claude Duce

En ce jour de Saint-Patrick, j'avais envie de rendre hommage à tous les robustes gaillards qui depuis deux siècles au moins parcourent les champs de la Vert Erin une crosse de hurling sur l'épaule ou un ballon de rugby ou de football gaélique sous le bras. Histoire de prouver à ceux qui pourraient encore en douter que les Irlandais ne font pas que lever le coude. Je suis donc allé me promener sur le site de la Bibliothèque Nationale d'Irlande (http://catalogue.nli.ie) et j'y ai pêché ces jolis clichés un brin surannés. Alors calez-vous un trèfle derrière l'oreille, sirotez votre stout, régalez-vous et reprenez en chœur : No, Nay, Never, no, nay, never, no more, will I play the Wild Rover, no, never, no more !

Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie
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Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie

Source, Bibliothèque nationale d'Irlande : http://catalogue.nli.ie

Quand Paris retrouve son palet

Philostrate #Sports de glace
    Avant de partir à la conquête des Alpes, le hockey sur glace a longtemps été une affaire parisienne. Au début du XXe siècle, le Cercle des Patineurs de Paris popularise la discipline en France sur les lacs gelés du bois de Boulogne. À l'exception de Lyon en 1907, les premiers championnats nationaux sont tous remportés jusque dans les années vingt par des  équipes de la capitale, les clubs montagnards devant attendre le sacre de Chamonix en 1922 pour inscrire leur nom au palmarès de la compétition.

    Les décennies suivantes sont certes marquées par un rééquilibrage géographique en faveur des Alpes, mais  le  hockey continue à attirer les foules à Paris. Dans les années 1930, c'est au Vel d'Hiv que Jeff Dickson, audacieux organisateur d'événements sportifs, fait découvrir aux Parisiens l'art du dribbling et de la glisse des joueurs québecois, dont le fameux Laframboise… Dans ces années folles naît aussi la légende des Français Volants de Paris, qui remportent alors leurs premiers titres. Après guerre, une équipe banlieusarde prend le relais. Montée grâce à la générosité de Philippe Potin, héritier de la célèbre chaîne d'épiceries qui laissera sa chemise dans l'aventure, l'ACBB hisse Boulogne-Billancourt jusqu'aux sommets du hockey européen.

 

Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle

Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle

    Bon gré mal gré, la tradition perdure dans les patinoires de Paris et sa banlieue jusque dans les années 1980, où l'ouverture du Palais omnisports de Paris Bercy (POPB) et la renaissance des Français Volants raniment les passions. Pour voir les Parisiens affronter leurs rivaux du Mont-Blanc, de Briançon ou de Grenoble, l'assistance dépasse souvent les 10 000 spectateurs à Bercy. Mais cette flambée ne sera que de courte durée : pour avoir vu trop grand, le club parisien sombre peu de temps après son dernier titre, plombé comme nombre de ses homologues par des problèmes financiers récurrents et peu aidé, il est vrai, par une Fédération française des sports de glace où le hockey n'est alors qu'une discipline parmi d'autres, pas forcément la plus mise en valeur…

    Depuis, le hockey a pris son indépendance et s'est inventé un grand rendez-vous parisien annuel. Organisée pour la première fois en février 2007 au POPB, la finale de la coupe de France de hockey y a battu tous les records d'affluence, donnant du baume au cœur à la jeune fédération française de hockey à l'origine de ce pari risqué. Retour en grâce prometteur pour une discipline que l'on n'avait plus vu à pareille fête à Paris depuis bien longtemps. Après une mise entre parenthèses en raison des travaux de rénovation de Bercy, l'événement était de retour sur la glace de "l'Accor hotels Arena" - que ce nom est laid ! - le dimanche 3 janvier 2016. De quoi réjouir les amateurs de hockey, qui ont pu assister à un nouveau sacre des Dragons de Rouen sur la glace parisienne, en attendant le grand rendez-vous des championnats du monde 2017.

 

Un Ch'ti nommé Carpentier

Philostrate #Les lectures de Philostrate
Source : http://gallica.bnf.fr
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Source : http://gallica.bnf.fr
Source : http://gallica.bnf.fr
Source : http://gallica.bnf.fr
Source : http://gallica.bnf.fr

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Dans Mon match avec la vie, autobiographie sortie en 1954 chez Flammarion, le boxeur Georges Carpentier, grand champion et figure du Paris des années folles, raconte son ascension, de son enfance lensoise à son amitié avec Maurice Chevalier en passant par ses réceptions à la cour d'Angleterre. Il y a tout juste un siècle, le gamin de Lens, alors âgé de 15 ans, fait ses premières armes sur les rings parisiens. Souvenirs…

    "Je n'étais pas venu à Paris pour m'amuser. Sans rêver de conquérir Paris, j'étais décidé de réussir dans mon métier et aussi, comme je le formulais un peu naïvement, à "m'élever" (…) Au cours de ces années 1909 et 1910, je livrai trente-quatre combats, quinze en 1909, dix-neuf en 1910. Résultats : trois défaites, dont une par KO, une par abandon, une aux points, quatre matches nuls, vingt-sept victoires, dont treize par KO, une sur abandon et treize aux points (…)

    L'homme contre qui je perdis par KO, au début de mars 1909, peu après mon installation à Paris, était un nommé Gloria. Le combat avait lieu à l'Elysée-Montmartre. A la fin du septième round, Gloria me toucha d'une droite très dure à l'estomac et j'allai à terre. Je m'étais bien remis pendant la minute de repos mais, m'estimant fatigué, Descamps (son manager) m'empêcha de reprendre le combat. Je knockoutai Gloria à mon tour un an plus tard à Lille.

    C'est le 22 décembre de cette année 1909 que je remportai mon premier titre de champion de France, poids légers, à l'issue d'un combat pendant lequel le nez de mon adversaire, Paul Til, ne cessa d'être en contact avec mon poing gauche. Un mois auparavant, après un match acharné, j'avais remporté une victoire aux points en quinze rounds sur Charles Ledoux, futur champion d'Europe des légers, qui était déjà considéré comme une terreur grâce à une série de foudroyants succès par KO.

    Charles Ledoux, aujourd'hui M. le maire de Pougues-les-Eaux, devait par la suite faire partie de l'écurie Descamps et devenir pour moi un ami. Il était dans mon coin, à New-Jersey, lorsque je rencontrai Dempsey…"
 
Extrait de Mon match avec la vie de Georges Carpentier, Flammarion, 1954, 281 pages.
Champion du monde et champion d'Europe, Georges Carpentier fut par la suite l'un des athlètes les plus populaires de sa génération. Admiré en France et en Angleterre, où il remporta plusieurs de ses victoires et fut reçu à plusieurs reprises par le Prince de Galles, il mourut en 1975, à l'âge de 81 ans.


 

Cadine/Rigoulot, duel de gros bras à Paname…

Jean-Claude Duce
Cadine/Rigoulot, duel de gros bras à Paname…
Cadine/Rigoulot, duel de gros bras à Paname…

Il était plus que temps de régler cette histoire une fois pour toutes… A l'automne 1925, la capitale ne parle que de l'épreuve de force qui va opposer au Cirque de Paris Ernest Cadine et Charles Rigoulot pour le titre officieux d'homme "le plus fort du monde". Il faut dire que les deux haltérophiles, que dix ans séparent, multiplient chacun de leur côté les prouesses depuis leurs débuts de tireurs de fonte. Cadine, l'aîné, s'est révélé en 1917, soulevant lors d'une permission 160 kilos en volé à droite. "Il fait cela avec le sourire, lit-on dans L'Athlège dans son édition de 1949, il conserve un air de dilettante". Trois ans plus tard, finie la rigolade : aux Jeux d'Anvers, bien que mi-lourd, l'Ernest remporte le titre olympique toutes catégories. Enorme retentissement. Rigoulot, son cadet, devient lui champion de Paris en 1923 et goûte aux lauriers de l'Olympe un an plus tard, en se couvrant d'or à son tour. Lors des Jeux, alors organisés à Paris, le Charlot écrabouille la concurrence en soulevant un total de 502 kilos 500 ! La performance est telle que Rigoulot a dès lors bien du mal à trouver des adversaires à sa mesure. Seul Cadine accepte de s'y coller. Le 6 octobre 1925, les deux lascars jouent donc des biscoteaux au Cirque de Paris. Ce n'est pas un bras de fer, mais de fonte que se livrent Charles et Ernest, le cadet, Rigoulot, soulevant après plusieurs heures de lutte huit kilos de plus que son aîné. Des observateurs estimant alors que "certains gestes n'auraient pas été réalisés très régulièrement", une revanche est organisée trois mois plus tard. Cette fois, Charles Rigoulot s'impose comme qui rigole, devenant pour ses contemporains sans l'ombre d'un doute "l'homme le plus fort du monde". Il le restera bien après la fin officielle de sa carrière d'haltérophile, se produisant dans des numéros de force au cirque et au music-hall, avant de devenir un lutteur professionnel redouté. Les puristes prétendent même que sa "ceinture avant" est devenue un classique du catch. C'est vous dire…

Images : Cadine en culotte noire, Rigoulot en culotte claire, source : http://gallica.bnf.fr/

Vélo et septième selle

Philostrate #Les lectures de Philostrate
Je m'disais aussi qu'elles avaient l'air bien guillerettes les grisettes ! Source : http://gallica.bnf.fr

Je m'disais aussi qu'elles avaient l'air bien guillerettes les grisettes ! Source : http://gallica.bnf.fr

    Déflorer le sujet d'un tel livre serait un comble. Disons simplement que cette réédition d'un texte de 1900 consacré par le très sérieux docteur O'Followell aux interactions entre Bicyclette et organes génitaux, nous parle d'un temps où l'aventure vélocipédique tenait encore en quelques lignes sur une page vierge. La "fée d'acier" traçait tout juste sa route dans le quotidien des Français. La question du développement de sa pratique et de son impact sur la santé publique, pour farfelue qu'elle puisse sembler aujourd'hui, se posait donc bel et bien.

    Dans la France du début du XXe siècle, les vertus prophylactiques de la pratique sportive sont reconnues. Les militaires  et les politiciens voient dans le sport un moyen de revigorer une jeunesse, dont la supposée molesse expliquerait en partie la défaite de 1870 face à la Prusse. Au moins la chair à canon chargée de reconquérir l'Alsace et la Lorraine sera t-elle ferme à la prochaine invasion de "l'ennemi héréditaire"… Mais une nation forte est une nation à la natalité soutenue et c'est là qu'avec la bicyclette le bât, ou plutôt la selle, blesse. À pédaler comme des forcenés, Françaises et Français ne risquent-ils pas d'altérer le fonctionnement de ces organes sur lesquels le pays compte pour redresser sa courbe démographique en berne ?

    Vu sous cet angle, les écrits du docteur O'Followell, redécouverts par Le Pas d'Oiseau, maison d'édition dénicheuse d'originales pépites, prend tout son sens. On sourit à l'écriture sautillante du praticien, qui s'efforce de battre en brèche certaines idées reçues et de dissiper les inquiétudes. Mais à l'heure où nous nous interrogeons sur les conséquences à long terme de l'utilisation du portable pour notre matière grise, il faut bien admettre que les questions de nos bisaïeuls sur l'impact de la pratique intensive de ce nouveau mode de locomotion sur leurs parties intimes avaient, c'est le cas de le dire, quelque fondement.

    Les conseils du brave docteur O'Followell exigent donc d'avoir le recul de l'historien, de tenter de se mettre dans la peau d'un praticien de la Belle Epoque confronté à un problème nouveau. La balade n'en est que plus savoureuses des "dangers et méfaits du corset" à l'action de la bicyclette sur l'appareil "génito-urinaire"… Sans oublier un parallèle édifiant avec le "syndrome de la machine à coudre", qui aurait mis en émoi des générations de grisettes, dont on laisse la surprise aux lecteurs de cet opuscule aussi rose que réjouissant. "Et si par hasard, comme l'écrit l'auteur, une promenade à bicyclette révèle à une cycliste novice une satisfaction génitale, il ne faut pas conclure que le bicyclette crèe des dépravées…"
 
Bicyclette et organes génitaux du docteur Ludovic O'Followell. Editions Le Pas d'Oiseau. 180 pages. 13 euros.
www.lepasdoiseau.com
Vélo et septième selle

Une étoile filante nommée Lomu

Jean-Claude Duce

Jonah Lomu, 40 ans, vient de nous quitter. Plus rapide que tous les autres sur un terrain, il rejoint bien trop tôt le panthéon du rugby. Comme une étoile filante sur le ciel noir de Nouvelle Zélande, il aura brûlé de mille feux pour s'éteindre en ce qui nous semble n'être qu'un clignement d'œil. Mais l'éclat de sa trajectoire fulgurante, brillera pour toujours dans l'histoire du rugby mondial…

Hourlier-Comès, le destin tragique des deux Léon…

Jean-Claude Duce
Dans l'ordre du diaporama : Léon Hourlier et Léon Comès sur piste, puis les deux ensemble pendant la guerre. Source : http://gallica.bnf.fr
Dans l'ordre du diaporama : Léon Hourlier et Léon Comès sur piste, puis les deux ensemble pendant la guerre. Source : http://gallica.bnf.fr
Dans l'ordre du diaporama : Léon Hourlier et Léon Comès sur piste, puis les deux ensemble pendant la guerre. Source : http://gallica.bnf.fr
Dans l'ordre du diaporama : Léon Hourlier et Léon Comès sur piste, puis les deux ensemble pendant la guerre. Source : http://gallica.bnf.fr

Dans l'ordre du diaporama : Léon Hourlier et Léon Comès sur piste, puis les deux ensemble pendant la guerre. Source : http://gallica.bnf.fr

Il y a un siècle tout juste, à l'automne 1915, disparaissaient deux champions cyclistes ayant écrit quelques-unes des plus belles pages des courses sur piste avant la Grande guerre. Les liens entre Léon Hourlier et Léon Comès dépassent la simple complicité sportive. Le premier a épousé la sœur du second, Alice, en 1907. Beaux-frères à la ville donc, puis sur la piste où Hourlier, fameux athlète, boxeur et lutteur de bon niveau avant d'opter pour la petite reine, entraîne Comès, jusqu'à signer tous les deux une victoire remarquée lors des Six Jours de Paris au Vel' D'Hiv' en 1914. Quand la guerre éclate, Hourlier, d'abord chauffeur, demande, comme un certain Georges Carpentier, à intégrer l'aviation où le rejoint son beau-frère, pilote lui aussi. Le 16 octobre 1915 en Champagne, les deux Léon doivent justement rendre visite au champion de boxe. Comès est aux commandes, l'avion décolle puis pique brutalement du nez et s'écrase. Les deux pistards meurent dans l'accident et Alice Comès perd le même jour un frère et un mari…

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