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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Bonne année…1941

Philostrate
    L'auteur de cette carte de vœux souhaite à son destinataire "que l'année 1941 soit meilleure que la précédente". Pas de chance, ça ne va pas aller en s'arrangeant. Mais si les faits historiques sont têtus, la tradition aussi, alors…

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    En 1941…

    Les Maple Leafs de Toronto remportent la Coupe Stanley, le plus prestigieux trophée du hockey nord-américain, au prix d'un fantastique retour face aux Red Wings de Detroit.

    L'Espagnol Berrendero remporte la Vuelta, le seul des trois grands Tours cyclistes organisé cette année-là…

    Les Girondins ASP battent Fives en finale de la coupe de France de football à Saint-Ouen.
   

Bonne année…1905

Philostrate
    À la  Belle Epoque, il était de coutume de s'envoyer en guise de cartes de vœux des scènes hivernales, où les sports de glisse sa taillaient la part belle. Celle-ci date de 1905 et vous pouvez constater qu'en ces temps reculés les femmes pouvaient aussi jouer au hockey sur glace en grande toilette !

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    Cette année là…

    Louis Trousselier, dit "Trou-Trou", remporte le Tour de France cycliste.

    L'équipe de France de football bat la Suisse 1-0 le 12 février au Parc des Princes, mais prend sept buts le 7 mai face à la Belgique sans en rendre un seul sur le terrain du Vivier d'Oie à Bruxelles…

    Les Patineurs de Paris conservent leur trophée et remportent la deuxième édition du championnat de France de hockey sur glace.

Joyeux Noël avec les Chaussettes noires

Philostrate
    Philostrate vous souhaite à tous un Joyeux Noël. Comme la maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire ses lecteurs, elle vous présente en ce jour de réjouissance un nouveau quintet plein d'avenir, Les Chaussettes noires du sport…

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    Jeff "Lalouze" Lamour, qui a  trouvé dans ses petits souliers le dernier kit de merchandising de Londres 2012, le calendrier 2008 de L'Agence mondiale antidopage et un guide du Lobbying en dix leçons, préfacé par Sebastian Coe.

    Frédéric "Qui qu'en veut de mon football ?" Thiriez, qui recevra pour ses étrennes un petit tabouret. Il pourra s'y jucher pour, à la mode d'Hyde Park Corner à Londres, vendre à la criée chaque retransmission de match de championnat de France de football au plus offrant. "À qui ce PSG-Marseille entre ex-grands clubs ? 0-0 assuré, allez n'hésitez pas ! Pour qui le grand choc du championnat entre Le Mans et Nancy ? J'attends vos offres, droit payables en plusieurs fois, liquide, emprunts russes, piastres, pistoles, ducats…"

   
Christian "Terminator" Bîmes, à qui le père Noël a apporté une pelle mécanique, une tronçonneuse et une bétonnière pour se lancer dans l'extension sauvage du stade de Roland-Garros. Écrabouillées les Serres d'Auteuil, débités les arbres du Bois de Boulogne… Sur une grande chape de béton, ce sera plus simple de faire pousser du bon pognon !

    Raymond "Va fa enculo" Domenech, tout heureux de trouver dans ses charentaises à crampons un livre de cuisine italienne. Au menu des prochains rassemblements de l'équipe de France de football à Clairefontaine : la tête de veau à la Materazzi, le gratin de fruits de mer au parmesan façon Luca Marin et le tartare de mollets à la Gattuso…

    Jean-Michel "Goldfinger" Aulas, qui prie chaque soir sous l'étoile scintillante de son beau sapin pour que Lyon, "plus grand club de football européen de France", atteigne enfin les demi-finales de la Ligue des champions. Pour la finale, le business plan s'arrête en 2035. À moins qu'une potion miracle apportée par les Rois mages…

Prochains rendez-vous les 28 et 31 décembre.
D'ici-là, si la minceur de votre quotidien sportif national vous inquiète, pas de panique… Nous ne sommes pas en période de rationnement. Simplement, comme l'actualité sportive est creuse en ce moment et que les effectifs du vaisseau amiral du sport français sont notoirement insuffisants, impossible de faire en avance des papiers magazine pour remplir les colonnes à la morte saison. Mais rassurez-vous, la pagination baisse, pas le prix !

Xmas sprint final

Philostrate
    Philostrate aussi fait la trêve des confiseurs. Pendant la période des fêtes, il réserve tout de même quelques surprises à ses fidèles lecteurs. Aujourd'hui, quelques idées shopping pour ceux qui ne sauraient pas quoi mettre au pied de leur sapin. L'heure des dernières emplettes a sonné, ne passez pas à côté du top de l'innovation en matière de sport !

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Extrait de Tout pour les sports, revue datée de décembre 1929, éditée dans le cadre du deuxième Salon international des sports.

Rendez-vous le jour de Noël avec, en exclusivité, "Les Chaussettes noires" du sport…

Espion mais pas trop

Philostrate #Société et médias
JO1936-2bdf.jpg    À en juger par la lecture des journaux, il y aura bientôt plus d'espions dans le monde du sport qu'à Berlin du temps de la Guerre froide. En Formule 1, l'affaire Mac Laren/ Ferrari a fait de la saison passée un roman à la John Le Carré. Un ingénieur de l'écurie anglaise joue les barbouzes, et voilà les mécanos en émoi, terrorisés à l'idée que les murs des paddocks aient désormais des oreilles.

    En NFL, la ligue professionnelle de football américain, on se croirait revenu au temps du Watergate. Dans le rôle des "plombiers" poseurs de micros, les New England Patriots. Dans le rôle du héros malheureux, l'équipe des New York Jets, espionnée jusque sur son banc de touche lors de ses mises en place tactiques. Et je ne vous parle pas des informateurs traînant dans les vestiaires de tennis ! Pour ces limiers, la moindre ampoule suspecte sur le pied d'un champion se chiffre en dollars. Communiquée aux accros des paris en ligne, l'info a valeur de jackpot chez les bookmakers

    Personne ne semble pouvoir échapper à cette poussée d'espionnite aigüe. À quelques exceptions près. Le Paris Saint-Germain semble dans le football un des rares clubs à l'abri des taupes. D'un point de vue tactique s'entend, puisque depuis plusieurs saisons l'équipe joue sans aucun plan de jeu et que ça commence à se savoir. En rugby, une caméra espionne dans les vestiaires du Stade Français ne serait pas non plus d'une grande utilité. Ces garçons d'une virilité soignée livrent déjà tous leurs secrets - et bien plus…- dans leur célèbre calendrier annuel.

    Et inutile d'aller planquer des micros au siège de la Fédération française des sports de glace, qui vient de se trouver un nouveau futur-ex président. L'ambiance qui y règne ferait passer les intrigues des Borgia pour un jeu de scouts un jour de jamboree. Les bruits d'alcôve, les coups de vice et les chausse-trapes y sont si nombreux que du statut de "plombier" vous risqueriez vite de vous retrouver dans la peau de l'inspecteur Gadget. Heureusement qu'il existe encore dans le sport quelques îlots préservés, genre Casablanca ou Salonique pendant la seconde guerre mondiale…

Philippe Lucas, l'hyper-coach

Philostrate #Société et médias
LuttePlanche.jpg    Comme notre Saint Nicolas de l'Élysée, qui sillonne la planète avec sur le dos sa hotte pleine de contrats à signer, il est dans le monde du sport un homme qui ne tient plus en place.Philippe Lucas, l'entraîneur déchu de Laure Manaudou, brûle de changer d'air. Marre des odeurs de chlore et des nageurs qui vous jettent comme un vieux kleenex. Ras l'indéfrisable de la Fédération française de natation, des "tringles" qui rechignent à s'entraîner, des amourettes de jeunes filles en fleur, des déplacement en monospaces même pas équipés d'un lecteur CD valable pour lire son intégrale de Johnny…

    "Bling, Bling" Lucas veut troquer les bassins et les athlètes imberbes aux carrures d'albatros pour les pelouses de Ligue 1 et les footeux aux pattes poilues. Depuis le temps qu'il serine sur tous les toits que le ballon est pour lui ce que les courtines sont à Omar Sharif ! Son dada, sa passion ! Même qu'il nous fait désormais partager chaque dimanche sa science du jeu dans France 2 Foot, seule émission du PAF dans sa catégorie à faire fuir l'audience et donner au Jour du Seigneur des airs de prime time. C'est pourtant pas faute de voir notre lascar se dépenser, lui, le fan assumé du Paris Saint-Germain de frère Le Guen, ce qui par les temps qui courent est, convenons-en, un bel acte de foi.

    Dans le monde impitoyable du foot business, notre hyper-coach en marcel devra pourtant être rudement costaud pour ne pas finir en string. Côté look, de singulier dans le milieu de la natation, son goût pour les bagouzes, les gourmettes, les lunettes noires et le "ouakenwall" risquent de le faire passer pour le gentil cousin de province qui s'encanaille. Les joueurs de foot sont des épées dans l'art de la sape. Des santiags d'accord, mais achetées uniquement chez le seul designer tendance d'Austin, Texas, et avec du John Galliano sur le dos… Pour la Zik aussi, Philou doit s'attendre à une sévère mise à niveau. Le dernier fan revendiqué de Johnny Hallyday en activité dans le championnat s'appelait Tony Vairelles et il y a longtemps qu'il ne traîne plus sa coupe de rebelle de l'Artois - court devant, mais nuque filasse…- sur les terrains de France.

    Enfin, si notre sympathique rouleur de mécaniques s'attend à voir les footeux lui témoigner plus d'égards que ses anguilles chlorées, il va au-devant de grosses désillusions. S'il y a bien une chose que les pros du ballon rond ignorent, dans leur immense majorité, c'est la reconnaissance. Dans un milieu où l'égoïsme et la putasserie sont des  vertus cardinales, le staff technique et tout ce qui gravite autour arrivent très loin dans l'ordre des préoccupations des divas de la balle. À côté, la natation c'est le monde enchanté de Oui-Oui et ses amis. Philippe Lucas a beau y avoir longtemps joué avec succès l'ours mal léché, rien ne dit qu'il décroche un aussi beau rôle dans son prochain casting…

Descente aux enfers

Philostrate #Coup de coeur de Philostrate
Ski2-BDF.jpg    C'est sans doute ce qu'il convient d'appeler la loi des séries. Depuis que le cirque blanc du ski mondial a planté sa tente en Amérique du nord, les descendeurs tombent comme à Gravelotte. Sur la piste de Beaver Creek, le premier à laisser des plumes sur la neige fut le champion du monde Aksel Lund Svindal. Fracassé à la réception d'un saut de plus de soixante mètres, le Norvégien est HS pour la saison et plus si complications…

    À Aspen, ce sont les femmes qui ce week-end ont payé le prix fort. D'abord l'Autrichienne Alexandra Meissnitzer, puis la jeune Française Anne-Sophie Barthet. Fatalité ou pistes mal préparées ? N'étant pas un spécialiste, je ne me risquerai pas à trancher la question. Mais ces chutes à répétition rappellent combien le destin des descendeurs ne tient souvent qu'à une prise de carre ou une sortie de courbe hasardeuses.

    Les magazines sportifs ont beau chaque hiver nous ressortir leurs lots de "skieurs de l'extrême", adeptes des bosses, du hors piste et de tout ce qui glisse, pourvu que ça permette de porter un bonnet ridicule voire une plume dans le derrière, c'est dans la descente que réside encore et toujours la vraie audace. Il faut avoir été en haut d'une piste olympique, avoir tâté le vertige d'un mur de départ pour comprendre qu'il n'est pas nécessaire d'en rajouter. Dommage d'ailleurs que, malgré des progrès indéniables, les caméras rendent si mal les reliefs et les pourcentages hallucinants des pistes où les meilleurs jouent les funambules.

    Dans ces conditions, un départ n'est jamais anodin et le doute n'a pas sa place. Or, c'est précisément quand la chute intervient et qu'elle vient sournoisement saper les certitudes que se joue l'avenir du descendeur. Antoine Dénériaz, champion olympique en titre, qui a annoncé sa retraite cette semaine à 31 ans en est le parfait exemple. Sa descente aux enfers n'a suivi que de quelques semaines son sacre inattendu à Turin. Une terrible gamelle et toute la confiance héritée de la plus prestigieuse des médailles d'or volait en éclats. Il avait perdu son "mojo". Définitivement. Le ver était dans la pomme. L'esprit en vrac, après avoir connu les tourments d'un corps déglingué, "Tonio" passait la main, avouant humblement son incapacité à poursuivre plus loin sa carrière. Souhaitons à tous les crétins bondissants jouant les kamikazes médiatiques d'être capables d'en faire autant. Souhaitons surtout aux autres descendeurs tombés ces dernières semaines au champ d'honneur de pouvoir se relever en dépit du démon, qui désormais distille l'appréhension au creux de leur oreille…

Loeb, reflet dans l'huile de vidange

Philostrate #Société et médias
Pub-Alcyon2.jpg     Sébastien Loeb est quadruple champion du monde de rallye et tout le monde s'en fout. Si vous croyez que j'exagère, prenez la "une" de notre quotidien sportif national daté du mardi 4 décembre. Pour justifier d'accorder la première page  au plus grand pilote du moment, l'héritier de L'Auto,  dans un souci pédagogique louable, a tout de même dû lui faire partager la vedette avec Laure Manaudou, Tony Parker et Zizou, histoire de bien montrer que le virtuose du volant est de la trempe de ceux que le public adule.

    De la trempe des plus grands, son palmarès le prouve. N'empêche, tout le monde s'en tape… À part le garagiste de Trifoullis-sur-Bléno, le fan de tuning de La-Motte-sur-Lorette, l'otaku lobotomisé à force d'enchaîner les dérapages sur Playstation et ses sponsors, qui le font vivre et arrosent  la presse, ce qui n'est déjà pas si mal ! Pourquoi cette difficulté à susciter l'enthousiame au-delà du cercle graisseux des sniffeurs d'huile de vidange ? Sans doute, parce qu'en dépit de vaines tentatives de le "glamouriser", notre seigneur des pistes, une fois extrait de son baquet, a autant de charisme qu'une tête de delco.

    Surtout, parce que confusément le public sent que sous ses airs de gendre idéal et vrombissant Sébastien Loeb est en réalité un hors-la-loi en puissance. À l'heure où les climatologues prévoient une augmentation de la température moyenne sur la planète de 6°C d'ici 2010, où les ours polaires en sont réduits à s'enduire d'écran total pour regarder fondre la banquise et où les gaz à effet de serre font mauvais effet, les jours des sports mécaniques tels que nous les connaissons semblent comptés. Trop polluants, ils seront bientôt bannis, leurs pratiquants stigmatisés pour griller plus d'essence en une course que Marcel Dugenou pour partir en vacances à la Grande-Motte dans sa poubelle roulante…

    Alors, courage Sébastien, j't'assure, on est avec toi. Je suis certain que même contraint de piloter une voiture à pédales ou un bolide électrique bridé à 50 km/h tu seras encore le meilleur. Mais en attendant, si tu veux vraiment être le roi des médias, un conseil : fais toi choper tout de suite par la patrouille pour contrôle antidopage positif à l'éthanol ou à l'huile de colza. Avec un peu de chance, José Bové et Nicolas Hulot lanceront même une grande campagne de soutien en ta faveur…

Plumes en cage

Philostrate #Olympisme
PellosJournalistes1949.jpg     Les Jeux olympiques de Pékin ne sont pas encore ouverts que leurs organisateurs commencent à chinoiser. La liberté de la presse n'étant qu'une vue de l'esprit dans l'Empire du Milieu, ce sont les journalistes étrangers qui sont cette fois dans la ligne de mire des autorités.  Objectif  poursuivi : éviter que des individus "pouvant constituer un risque pour la sécurité" ou donner une mauvaise image du pays ne se glissent parmi les reporters accrédités pour couvrir les compétitions.

    Moyens mis en œuvre : constitution d'une base de données sur les journalistes étrangers et vérifications préalables, avec tests et enquêtes à la clé, sur les 10 000 dossiers d'accréditation attendus pour l'occasion. Que les passes-presse ne soient pas accordés à la légère tombe sous le sens en ces périodes de menace terroriste généralisée. Le problème en dictature, c'est que le métier même de plumitif suffit à rendre suspect celui qui l'exerce. Pour peu qu'il se mette en tête de critiquer ou d'exercer son libre arbitre, il peut même facilement revêtir le costume d'ennemi public N°1.

    Quelques conseils donc aux journalistes qui comptent se rendre à Pékin. Chers amis, je vous comprends. Vous êtes trop jeunes pour avoir couvert les belles retraites aux flambeaux des Jeux olympiques de Berlin en 1936, top des réjouissances sportives dictatoriales organisées jusqu'à présent. Vous ne pouvez décemment pas passer à côté d'un spectacle comme celui que promettent d'être ces Jeux à la chinoise, avec leurs cohortes d'enfants sur le pied de guerre comme aux plus belles heures des démocraties populaires du temps du Rideau de fer.

    Pour que votre dossier d'accréditation ne soit pas irrémédiablement rejeté, quelques précautions s'imposent. D'abord, faites-vous prendre en photo avec une paire d'œillères, afin de garantir à vos hôtes chinois que, si les compétitions sont réussies, vous ne chercherez surtout pas à mettre le nez dans les poubelles du régime communiste. Si vous voyez par inadvertance un opposant où l'un de vos confrères locaux tirés par les cheveux par un Garde rouge, ne relevez surtout pas, dites-vous que ça fait partie du show ! N'emmenez en aucun cas une photo de votre chat ou de votre chien dans votre portefeuille, cela pourrait passer pour une allusion sournoise aux habitudes alimentaires supposées des disciples de Fu Manchu. Enfin, bannissez définitivement les lettres T, I, B, E, T de votre prose, même dans le désordre, afin de ne pas gâcher sur un bête malentendu un si agréable séjour. La fête internationale du sport, même dans la plus grande dictature du monde, doit avant tout rester une fête. Sinon à quoi ça servirait que le CIO y se décarcasse ?
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Chorizo périmé ?

Philostrate #Tennis
Tilden-Miroir-1938.jpg    Pobré Rafa… Yé loui avait pourtant dit qu'à courir comme oune  cabrito sour la terre battou, il allait finir par sé touer la santé. Il a l'air fin mainténant notre taurillon fougueux avec ses sabots en compote. Pobrécito. C'est oune comble : à peine l'âge où lé toro fait lé beau dans l'arène, qu'il est déyà plou bon qu'à régarder passer lé trains en prénant son mal et sa dolor en patience.

    C'est ça lé sport modérn. Tout  va plou vite. Tou a encore dou lait dé ta mère sour lé bout dou nez et des cojones pas plou grosses qué dé noyaux dé cérises, que tou passes déyà des heures sour les courts dé tennis. Tou a à peine dou poil au mentone, qué tou soulèves dé la fonte comme ouné campeon dé force basque. Après, tou a oune bras comme Houlke lé titane verte, tou peux jouer plousse dé tournois qué dé yours dans l'année et tou té fais des cojones en platine - yé sais, encore lé cojones, jé soui oune macho…

    Évidemment, tou lé monde a dé l'admiraçion por toi. Lé poublic, qué comme dans l'arène y veut plousse dé spéctacle et sé fout dou reste. Lé yournalistes, qué disent qué té oune estraterrestre, qué té oune physico hors dou commun, qué té oune force dé la natoure. Les mêmes y diront qué té ouna mierda si, pour être encore plousse extraordinaire, tou va voir oune docteur qué lé pas conventionné et qui té donne oune pétite traitément médical qué té fé cracher lé fuego. Lé your où tou fait péter la fiole dou controle antidopage, là té plou oune campeon dou tou et tou a beau avoir donné à tou lé mundo cé qui voulait, té tou sol quand la guardia civil elle encercle l'hacienda.

    Pobre Rafa. Yé vé pas té péter lé moral, tou a déya assez dé mal avec té pieds ramollis comme dou chorizo avarié. Yespère qué tou va té réfaire oune santé sous lé soleil des Baléares et qué Toni, ton tonton, va té trouver oune bonne médécin et des zapateras sour coussin d'air pour qué, même bien cassé, tou pouisses jouer encore oun an ou deux. Yousqu'à vingt-cinq ans, si tou a dé la chance, por féter tes vingt ans dé tennis professionnel. Après, c'est les oreilles et la queue aux aficionados, en attendant qué tou soit remplacé par oune autre prodige au gros bras. Cé la doure loi dou sport…

P.S : Le grand champion Bill Tilden, immortalisé sur cette image en 1938, disputait encore le tournoi de Roland-Garros à 46 ans. À cet âge-là, Rafael Nadal fera des cures thermales à la Bourboule pour soigner ses douleurs et s'endormira, un plaid sur les épaules, en regardant deux "prodiges" de quinze ans jouer la finale des Internationaux de France 2032 sur un court central de 80 000 places. C'est beau l'avenir…

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