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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Ces Canadiens français fous de hockey…

Jean-Claude Duce

La passion des Canadiens pour le hockey ne date pas d'hier. En 1962, le magazine "Les Coulisses de l'exploit" invitait justement les téléspectateurs à partager à Montréal l'amour fou des "Canadiens français" pour ce sport. Admirez au passage la superbe façade de l'ancien Forum, théâtre des exploits de Maurice Richard et son frère Henri, Jean Béliveau et tant d'autres…

 

L'album vintage de la coupe du monde de rugby…

Jean-Claude Duce

A quoi aurait ressemblé le programme des quarts de finale de la coupe du monde de rugby 2015, si elle s'était déroulée au début du vingtième siècle ? En mettant face-à-face les images d'archives des nations engagées, voilà ce que cela aurait pu donner… A noter que la plupart des clichés ont été pris dans les années 1920 à Colombes ou au Parc des Princes, à l'exception de ceux de l'Australie et de l'Afrique du Sud, plus anciens (voir dates et origine des images dans les légendes).

Afrique du Sud (1913) / Pays de Galles (1920), images : gallica.bnf.frAfrique du Sud (1913) / Pays de Galles (1920), images : gallica.bnf.fr

Afrique du Sud (1913) / Pays de Galles (1920), images : gallica.bnf.fr

Nouvelle Zélande (1918) / France (1922), images : gallica.bnf.frNouvelle Zélande (1918) / France (1922), images : gallica.bnf.fr

Nouvelle Zélande (1918) / France (1922), images : gallica.bnf.fr

Irlande (1921) / Argentine (1927), images : gallica.bnf.fr et en.wikipedia.org/wiki/Argentina_national_rugby_union_teamIrlande (1921) / Argentine (1927), images : gallica.bnf.fr et en.wikipedia.org/wiki/Argentina_national_rugby_union_team

Irlande (1921) / Argentine (1927), images : gallica.bnf.fr et en.wikipedia.org/wiki/Argentina_national_rugby_union_team

Australie (1909) / Ecosse (1920), images : amalamaglia.it et gallica.bnf.frAustralie (1909) / Ecosse (1920), images : amalamaglia.it et gallica.bnf.fr

Australie (1909) / Ecosse (1920), images : amalamaglia.it et gallica.bnf.fr

Préparation physique pour rugbyman de 1914

Philostrate #Rugby

Messieurs les rugbymen, à l'heure d'entamer la coupe du monde, méditez ces quelques lignes ! Voici comment en 1914 dans Le football : rugby-américain-association Charles Gondouin concevait la préparation physique d'avant saison d'un sportman soucieux de briller sur les terrains avec un ballon ovale. Certaines recommandations, ainsi que certaines remarques un brin fatalistes de l'auteur, valent toujours…

"Au début de l'entraînement, il est ordinairement indispensable de s'alléger du poids d'une graisse inutile. Des courses exécutées, deux ou trois fois par semaine, à une allure très réduite, sur deux ou trois mille mètres, donneront toute satisfaction sur ce point à l'athlète qui revêtira, pour la circonstance, deux ou trois épais maillots de laine et qui fera suivre son travail d'une douche en pluie, dont la durée ne devra pas toutefois dépasser quinze secondes (…)

Quand donc le travail exécuté, ainsi que nous l'avons dit, sur des distances assez longues, aura convenablement allégé un joueur et lui aura en même temps donné du souffle et de l'endurance, il lui sera nécessaire de passer à un autre genre d'exercice qui, tout en le maintenant dans ces bonnes conditions, le fera progresser en vitesse. Pour cela, il devra s'exercer à couvrir très rapidement des petites distances. Il développera d'abord son allure sur des parcours de cent à deux cents mètres, puis il cherchera à se mettre en action le plus vite possible par des démarrages sur vingt ou trente mètres (…)

Ajoutons que la boxe anglaise, pratiquée plutôt comme exercice que comme sport, constitue un excellent entraînement pour le football rugby et qu'il ne faut, naturellement, jamais perdre une occasion que l'on a de s'exercer avec un ballon (…) La seule recommandation à faire au point de vue du régime à suivre par un joueur à l'entraînement est d'éviter absolument tout excès. Il est loin d'être indispensable que son existence ressemble à celle d'un chartreux, mais il est absolument nécessaire qu'il ne transige jamais avec les règles de la simple hygiène.

Nous nous doutons bien que ces prescriptions n'obtiendront qu'un succès relatif, et que, pour beaucoup de joueurs, tout entraînement consistera à s'abstenir par extraordinaire de noctambulisme la veille d'un match très important. Toutefois, nous gardons l'espoir que l'esprit sportif se développera bientôt, de telle sorte que la pratique d'un jeu comme le football rugby deviendra tout à fait incompatible avec les performances accomplies par ceux qui font ordinairement la fête".

Extrait de l'ouvrage Le football : rugby-américain-association, éditions Pierre-Lafitte et Cie, 1914.

Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914

Ladoumègue, champion adulé et brisé…

Jean-Claude Duce

Le 10 novembre 1935, entre 400 et 600 000 Parisiens se massent le long des rues de la capitale. Pas pour manifester ou assister à une compétition sportive officielle. Non. Pour acclamer un champion déchu par sa fédération, qui effectue là son baroud d'honneur. Le coureur à pied Jules Ladoumègue vient une dernière fois faire profiter ses admirateurs de son incroyable foulée, celle-là même qui lui permit d'établir six records du monde du demi-fond sur des distances de 1000 à 2000 m. Au début des années 1930, "Julot" est l'un des athlètes les plus populaires des années folles. Ce qui n'empêche pas en 1932 sa fédération de le radier à vie pour avoir, selon elle, enfreint les règles de l'amateurisme alors en vigueur, en exigeant des primes d'engagement dans certaines réunions à l'étranger. Les protestations du médaillé d'argent des Jeux Olympiques d'Amsterdam n'y feront rien : il se voit désormais privé de compétitions officielles, à commencer par les JO de 1932 à Los Angeles, dont il était l'un des grands favoris. "On m'a brisé les jambes !", lâche t-il quand tombe le verdict qui met fin à sa carrière d'athlète. Les jambes, peut-être, mais pas la popularité puisque, comme en témoignent ces deux vidéos d'archive, l'aura de Julot restera intact jusqu'à sa mort le 2 mars 1973, des suites d'un cancer à l'âge de 66 ans…

 

Anne Hidalgo, dans la Seine jusqu'au cou ?

Jean-Claude Duce

En 2024, Anne Hidalgo nous l'assure : si Paris organise les JO, les nageurs, dans le sillage du triathlon olympique, feront leur grand retour dans la Seine. Interdites à la baignade depuis 1923, les eaux du fleuve pourraient donc à nouveau s'agiter entre la passerelle de l'Avre et le pont de Suresnes, voire au pied même de la tour Eiffel en plein Paname. Après Jacques Chirac en son temps, la maire de Paris y va à son tour de sa promesse de lendemains qui baignent, là où le commun des mortels ne voit le plus souvent dans la Seine qu'une autoroute tout juste bonne à charrier rats, silures, microbes et autres reliefs flottants du quotidien de dix millions de Franciliens…

Polluée la Seine dites-vous ? Certainement moins qu'il y a un siècle, où l'on était guère regardant sur la qualité des eaux déjà sévèrement troublées par l'industrialisation, dont les rejets prennent alors bien souvent directement le chemin du fleuve. Cela n'empêche pas les sportifs en quête d'ébats aquatiques d'y plonger tête la première et sans combinaison s'il vous plaît ! En 1900, Sequana, déesse tutélaire du fleuve, a même droit aux honneurs de l'Olympe. Le 11 août à 11h30 à Asnières, les quarante-sept participants du concours de natation olympique y disputent une course de 1000 m, remportée par l'Anglais John Jarvis, sans même que l'on juge bon d'interrompre le trafic fluvial. Les traversées de Paris à la nage font alors partie du folklore estival et les quais sont même noirs de monde le 16 septembre 1905 pour voir huit concurrents relever le défi de 12 kilomètres qui leur est proposé par le quotidien L'Auto entre le pont National et le viaduc d'Auteuil. Vainqueur, le Parisien Paulus n'a rien d'un surhomme, mais, nous dit L'Illustration, est "un notable commerçant, âgé de quarante-quatre ans, père de quatre enfants, dont la célébrité relative commença aux bains Deligny en 1885…"


La vision d'Anne Hidalgo rêvant de voir barboter dans la Seine nos valeureux athlètes puis tous les Parisiens, ne tient donc pas à proprement parler de l'utopie. Des triathlètes l'ont déjà fait, à intervalle plus ou moins régulier. S'il vaut mieux éviter d'y de boire la tasse, les progrès de l'assainissement et les normes toujours plus draconiennes en matière de traitement et de rejet des eaux usées pourraient permettre aux membres de la caravane aquatique olympique de fendre à nouveau en 2024 une onde, dont la pureté n'aurait sans doute pas inquiété leurs arrière-grands-parents. Mais les rats dans tout ça me direz-vous ? De ce côté-là, aucune crainte. Les instances du sport international en comptent suffisamment dans leurs rangs pour que tout ce petit monde arrive à conclure une trêve durable bien au-delà de 2024.

Anne Hidalgo, dans la Seine jusqu'au cou ?
Anne Hidalgo, dans la Seine jusqu'au cou ?Anne Hidalgo, dans la Seine jusqu'au cou ?
Anne Hidalgo, dans la Seine jusqu'au cou ?

Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !

Philostrate #Les lectures de Philostrate
En 1907, le Tour de France jouit déjà d'une belle réputation. Le passage des coureurs les jours d'étapes provoque dans les villes  une belle effervescence et  fait le bonheur des commerçants locaux. Parfois trop. Du moins à en juger par le récit pittoresque rapporté par Alphonse Baugé, directeur sportif de l'équipe Labor, dans cette lettre écrite à Grenoble le 17 juillet 1907. Il y fait le détail des dépenses consenties pour équiper et soigner ses coureur. Savoureux…

    "Il fait ici une chaleur torride et j'ai dû acheter deux casquettes blanches, l'une pour Ringeval, l'autre pour Maitron : coût 2fr.90. Aïe donc les frais ! J'ai aussi fait acquisition de couvre-nuque très pratiques, - blancs, évidemment. J'en ai acheté dix à 0fr. 50 : total, cent sous. Aïe donc les frais ! Ménager avait besoin de chaussures, je lui en ai offert aux frais de la princesse… Labor : payé 13fr. 95. Aïe donc les frais !

    J'ai requis un photographe qui a pris le quatuor. D'ici deux jours, vous recevrez les épreuves. Les Sports ont, eux aussi, passé une commande, devant publier un supplément spécial à l'occasion du Tour de France. Je n'ai donc pas hésité à les faire mettre en tenue, immédiatement, avec l'inscription Labor sur la poitrine, c'est-à-dire face à l'appareil. Aïe donc les affaires ! (…)

    Je vous adresse ci-inclus le relevé des frais jusqu'à ce jour. Peut-être cette douloureuse vous causera-t-elle quelque surprise, mais je suis persuadé que vous comprendrez que mes dépenses sont absolument indispensables. Je compte, je discute et je me débats absolument comme si cet argent sortait de ma poche. Soyez persuadé que je ne "marche" pas sans réfléchir et sans compter. (…)

    Les soigneurs eux-mêmes sont victimes d'un "coup de fusil" d'une suprême élégance. On leur compte carrément une bouteille d'eau de Vichy 1fr 25 ! Quatre bidons de riz au lait (deux litres) 6 francs ! Une côtelette, 0fr. 80, etc. En résumé, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence. Or, attendu la rapidité des étapes, c'est à dire à peine si l'on est arrivé qu'il faut immédaitement songer à repartir, vous comprendrez facilement que les soigneurs, arrivant quelquefois juste à temps dans les contrôles pour préparer leur "popote", n'ont pas le temps matériel de courir au meilleur marché, car ils risqueraient fort de "louper" leur service de ravitaillement."
 
Extrait de Lettres à mon Directeur par Alphonse Baugé édité en 1908 par la Librairie de L'Auto. Pour ceux qui aiment les calculs, un franc 1907 vaut environ 3,50 euros…

  
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !

Quand "Poupou" se frottait au Tourmalet…

Jean-Claude Duce

Alors qu'aujourd'hui le Tourmalet s'invite à nouveau au programme du Tour de France, le visionnage de ce reportage de "Cinq colonne à la Une" s'impose. Daté de juillet 1967, il nous permet de suivre Raymond Poulidor lors d'une ascension de reconnaissance et de recueillir ses impressions alors même qu'il gravit le redoutable col pyrénéen.

 

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Jean-Claude Duce

Tour de France 1909, arrivée de la deuxième étape entre Roubaix et Metz. Sur la ligne, le vainqueur, rigolard, tente de protéger sa grande carcasse de la pluie qui n'a cessé de tomber tout au long du parcours "Quel succès mes empereurs !, se marre t-il en tordant son maillot Alcyon. Mais dites donc, vous n’auriez pas un parapluie ? Je commence à en avoir assez de recevoir des hallebardes sur les reins." Du courage à revendre et une heureuse nature : la légende de François Faber, "Le Géant de Colombes" est en marche ! Le coureur banlieusard, qui vient d'opter pour la nationalité luxembourgeoise de son père, n'est déjà plus un inconnu pour les amateurs de vélo. Mais les six étapes qu'il va remporter lors de ce Tour 1909 marqué par une météo exécrable vont définitivement l'installer dans la grande histoire du cyclisme. Vainqueur à Metz, Belfort, Lyon, Grenoble, Nice et Bordeaux, en dépit des éléments déchaînés, des chutes et des coups du sort, Faber, sans jamais se départir de sa bonhommie, accumule les honneurs. Le 1er août à Paris, il devient le premier étranger à remporter la Grande Boucle. Un "étranger", qui après avoir sacrifié au protocole, retourne aussi sec à Colombes, dans la banlieue qui l'a vu grandir, pour fêter dignement l'événement avec ses amis du café de l'Usine. Il est comme ça le "Grand Lion", comme le surnomme Alphonse Baugé son manager. Pas bégueule, partageur, courageux comme pas un et populaire dans tous les sens du terme. Le choc n'en sera que plus grand lorsque, le 9 mai 1915, après s'être engagé dans la Légion étrangère au début du conflit, il sera l'un des nombreux champions à tomber sur les champs de bataille de la première guerre mondiale…

Revivez les derniers jours de François Faber au front avec la série "J'étais François Faber"

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Il y a 60 ans, départ du Tour de France 1955

Jean-Claude Duce

Ce n'est pas Rotterdam, mais un autre grand port de commerce qui est à l'honneur au départ du Tour de France 1955. Cette année-là, les coureurs de la Grande Boucle s'élancent du Havre sous les ordres du directeur de l'épreuve, Jacques Goddet et dans la roue du double vainqueur français de l'épreuve, Louison Bobet, qui espère bien faire la passe de trois. Compte-rendu des préparatifs dans les actualités de l'époque…

 

Il y a 60 ans, la tragédie des 24h du Mans

Jean-Claude Duce

Le 11 juin 1955 reste une date noire dans l'histoire du sport automobile. Ce jour-là, la Mercedes du pilote français Pierre Levegh se désintègre à l'entrée de la zone des ravitaillements, semant la désolation dans les tribunes bordant le circuit du Mans. Les secouristes comptent après de longues heures de chaos 80 morts et 100 blessés. Cet épisode, aujourd'hui soixantenaire, reste la pire catastrophe de l'histoire des courses automobiles. Compte rendu dans les actualités de l'époque…

 

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