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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Retour vers le futur pour le Stade Français

Jean-Claude Duce

Qualifié pour disputer la finale du championnat de France de rugby face à Clermont, le Stade Français tentera samedi de remporter son sixième Bouclier de Brennus depuis son retour dans l'élite. Le dernier en date, en 2007, avait déjà été conquis en dominant les Clermontois. Retour en images sur les cinq titres gagnés par le club de la capitale depuis 1998.

Il y a 30 ans, Miss Maggie contre les hooligans…

Jean-Claude Duce

Il y a trente ans, le 29 mai, le drame du Heysel marquait un tournant dans l'histoire de la violence dans les stades. Ce soir-là, alors que la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions de football - ancêtre de la Ligue des Champions - oppose à Bruxelles, dans le stade du Heysel, Liverpool à la Juventus de Turin, le chaos s'empare des tribunes. Un mouvement de foule occasionné par une charge furieuse d'une partie des supporters du club anglais entraîne la mort de 39 personnes, en blesse 454 autres, pour certaines grièvement, essentiellement des Italiens venus supporter l'équipe turinoise. On ne reviendra pas sur la lourde responsabilité des autorités locales ni sur celle des instances du football européen, pas plus que sur la pertinence ou non de jouer le match dans un contexte pareil, mais le fait est que ce soir-là le visage grimaçant du hooliganisme s'invitait dans tous les foyers du monde par écrans interposés. On se souvient du bannissement des clubs anglais des compétitions européennes qui s'ensuivit, moins que la première à le demander fut Margaret Thatcher elle-même, alors premier ministre de Grande-Bretagne, comme le rappelle cet extrait de journal télévisé daté du 30 mai 1985, lendemain de la tragédie…

 

Ali/Liston, Lewiston, 25 mai 1965

Jean-Claude Duce

C'était il y a cinquante ans jour pour jour. A Lewiston, dans le Maine, Mohamed Ali terrassait Sonny Liston pour ce qui reste l'un des combats les plus fous de l'histoire de la boxe. On y voit un Ali virevoltant, provocateur, comme possédé, sans pitié pour l'ancien champion du monde, devenu son challenger. L'image du vainqueur dominant Liston à terre est devenue un classique de l'histoire du sport. Résumé du combat en images…

 

Bayonne et Biarritz, 1+1 = 2 pas 1 !

Jean-Claude Duce

L'histoire du sport est-elle soluble dans le professionnalisme ? Faut-il sacrifier son âme, ses traditions, sur l'autel du tout-économique ? Dans notre société où, plus que jamais, tout s'achète et tout se vend, la question peut sembler dépassée. En réalité le choix auquel se trouvent confrontés l'Aviron bayonnais et le Biarritz olympique est avant tout moral : fusionner par réalisme économique pour espérer briller à nouveau au sommet du rugby français - mais sans certitude aucune…- ou rester fidèle à ses racines, son histoire, son maillot, quitte à accepter de revoir durablement ses ambitions à la baisse. Le rugby des terroirs, des rivalités locales serait à notre siècle ce que le téléphone à cadran en bakélite est au smartphone. Inadapté, dépassé, obsolète. Surtout lorsque cohabitent deux crocodiles dans un même marigot ! Mieux vaut sacrifier les deux sauriens pour laisser place nette à un Godzilla de l'Ovalie gavé de biffetons. La théorie de l'évolution version sport business du XXIe siècle. N'étant supporter ni de l'Aviron ni du BO, mon âme d'aficionado du XV s'interroge tout de même : qu'est-ce-qui me rendrait le plus heureux ? Assister, si la décadence est certaine, à un derby en Fédérale 1 plein de passion et de chaleur, ou à un match  de coupe d'Europe entre une hypothétique équipe basque fusionnée et une province irlandaise ? J'entends déjà les défenseurs d'un pragmatisme sonnant et trébuchant me traiter d'odieux conservateur, de hiérarque voire de fossile ! Certes. Mais quand tout a la même saveur, les mets peuvent bien être servis à profusion, l'appétit n'y est plus…

Un petit souvenir pour finir, celui du premier derby AB/BO en Top 14, c'était il y a un peu moins d'onze ans, le 18 septembre 2014.

 


100éme derby Biarritz-Bayonne: retour sur le... par France3euskalherri

La Formule 1 a soixante-cinq ans

Jean-Claude Duce

Le 13 mai 1950, le circuit de Silverstone en Grande-Bretagne accueille le premier Grand Prix de l'histoire du championnat du monde des pilotes. Il s'agit de l'acte de naissance officiel de la Formule 1. Les Grands Prix automobiles européens les plus prestigieux, à l'exception de celui d'Allemagne, ainsi que les 500 miles d'Indianapolis sont au menu de ce premier championnat, remporté par le pilote italien Guiseppe Farina, vétéran de 43 ans. Le Grand Prix de France se dispute alors sur le circuit de Reims, comme en témoigne cette vidéo de juillet 1950, qui nous montre "les bolides fonçant à plus de 200 km/h"

Georges Carpentier, le boxeur aviateur

Jean-Claude Duce

On connaît le Georges Carpentier terreur des rings, premier Français champion du monde des mi-lourds en 1920, entre autres ceintures. On connaît moins le Georges Carpentier soldat. Lorsque la Grande Guerre éclate, alors déjà champion d'Europe toutes catégories depuis 1913, le boxeur de Liévin, âgé de vingt ans, s'engage dans l'aviation dès le 8 août 1914. C'est après son affectation à la 31e section du camp d'Avord dans le Cher en mars 1915 qu'il fait véritablement ses gammes de pilote. Il obtient son brevet le 24 mai 1915 et fera preuve de la même bravoure dans les airs que sur le ring, menant notamment à bien plusieurs missions de reconnaissance au-dessus de la plaine champenoise et de Verdun. Nommé sergent dès le mois de juillet 1915, ses états de service lui valent cette année-là la Croix de guerre avec palmes, puis la médaille militaire en 1916.

Georges Carpentier, le boxeur aviateur
Georges Carpentier, le boxeur aviateurGeorges Carpentier, le boxeur aviateur
Georges Carpentier, le boxeur aviateur

J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Epilogue)

Jean-Claude Duce
J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Epilogue)

Vainqueur du Tour de France cycliste 1909, le jovial François Faber était avant la Grande Guerre un champion populaire. Grandi en banlieue parisienne, le « Géant de Colombes », généreux et bon vivant, avait opté pour la nationalité luxembourgeoise de son père, mais était considéré par le public comme un enfant du pays. Quand la guerre éclate pendant l’été 1914, il s’engage dans la Légion étrangère pour défendre la France, qui avait fait « sa fortune ».

Son "Grand match" dans l'Artois, le "Géant de Colombes" n'aura pour ainsi dire pas le temps de le livrer. Quand à dix heures, le 9 mai 1915, le 33e corps d'armée commandé par le général Pétain sort d'un seul bond de ses tranchées, "Le Grand", comme l'appelaient affectueusement ses frères d'armes, est presque instantanément fauché par la mitraille, à l'entrée des Ouvrages Blancs. Témoin de la scène, un autre légionnaire se rappellera l'avoir vu dans le chaos de l'assaut porter ses mains à l'abdomen et crier "Je suis touché !". Il ne sera pas la seule victime de cette terrible journée. Quand au terme de leur furieuse poussée les légionnaires atteignent à onze heures trente la cote 140 et la crête de Vimy, ils n'ont plus guère qu'un sergent de valide pour les commander. Tombés les capitaines Leliagre, Boutin, Jourdeuil et Osmont, idem pour les commandants Noiré, Muller et Gaubert. Comble de l'ironie, toutes ces pertes auront pour ainsi dire été vaines. Faute de soutien, les légionnaires doivent en effet se résoudre à abandonner la crête de Vimy pour se replier sur des positions plus sûres. Elle ne sera reprise qu'en 1916 par les Canadiens. Sur le champ de bataille des Ouvrages Blancs, le corps du caporal Faber ne sera jamais retrouvé au grand désespoir de tous ceux qui l'aimaient, et ils étaient nombreux… "La caractéristique de Faber, écrit, meurtri, Henri Desgrange dans L'Auto du 19 mai 1915, était sa bonté. Celle-ci se manifestait partout, aussi bien dans ses relations de vie courante que dans les courses. On peut dire de lui qu'il n'avait en course aucun adversaire, seulement des concurrents (...) Il était unanimement aimé et estimé". "Pauvre Grand, nous l'admirions tant !" résument ses compagnons d'arme dans le mot de condoléance adressé à sa veuve, à qui revient désormais la responsabilité d'élever seule leur bébé, qu'il n'aura jamais vu. Ainsi se fracassait, à 28 ans, le destin d'un des champions les plus populaires d'avant la Grande Guerre. N'oublions jamais ceux tombés dans l'Artois et ailleurs en ce funeste printemps 1915.

J'étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.10)

Jean-Claude Duce
J'étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.10)

Vainqueur du Tour de France cycliste 1909, le jovial François Faber était avant la Grande Guerre un champion populaire. Grandi en banlieue parisienne, le « Géant de Colombes », généreux et bon vivant, avait opté pour la nationalité luxembourgeoise de son père, mais était considéré par le public comme un enfant du pays. Quand la guerre éclate pendant l’été 1914, il s’engage dans la Légion étrangère pour défendre la France, qui avait fait « sa fortune ». Un siècle après sa disparition, c’est en hommage à son parcours et à celui de tous ses frères d’armes qu’il nous raconte à sa manière ses derniers jours.

« Cette fois, c'est la bonne ! 9 mai 1915, le gros coup c'est pour aujourd'hui. Depuis quatre heures du matin, nous sommes massés dans l'attente du coup de sifflet qui nous fera bondir hors de nos tranchées. Trois corps d'armée au grand complet, dont nozigue, le bataillon C du 1er Etranger. Le commandant Noiré nous l'a confirmé : avec le 7e Tirailleurs, on va devoir se coltiner les Ouvrages blancs. Objectif : la crête de Vimy et la cote 140. Depuis six heures du matin, le déluge d'obus sur les lignes des Alboches est encore plus terrible que les nuits précédentes. Nos artiflots s'en donnent à cœur joie ! Le terre tremble comme jamais. Ça fait un moment que même les plus costauds n'ont plus le cœur à la plaisanterie. Y'en a bien qu'essaient de donner le change en sifflotant, mais la plupart, moi compris, ont des bobines à faire peur. Le regard perdu, le teint verdâtre, quand ils ne dégueulent pas tripes et boyaux. La tension est terrible. Tous les commandants sont à leurs postes : Noiré, Muller, Gaubert… Plus loin j'aperçois les capitaines Leliagre, Boutin, Jourdeuil et Osmont. Ils encouragent leurs hommes, même si on sait bien qu'eux aussi ont sacrément les pétoches, comme nous. "Ceux de gauche fonceront sur Carency, à nous les cote 140 !" On se répète la phrase mécaniquement, comme pour se convaincre qu'on s'y retrouvera tous, là-haut, sur leur foutue crête, dans quelques heures. L'artillerie poursuit son récital : pourvu que les Fritz qui restent soient marmités à point. Il est bientôt dix heures, je crois qu'c'est pour bientôt. J'ai les tripes retournées. J'vous laisse. Maintenant on y est jusqu'au cou, advienne que pourra !"

J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.9)

Jean-Claude Duce
J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.9)

Vainqueur du Tour de France cycliste 1909, le jovial François Faber était avant la Grande Guerre un champion populaire. Grandi en banlieue parisienne, le « Géant de Colombes », généreux et bon vivant, avait opté pour la nationalité luxembourgeoise de son père, mais était considéré par le public comme un enfant du pays. Quand la guerre éclate pendant l’été 1914, il s’engage dans la Légion étrangère pour défendre la France, qui avait fait « sa fortune ». Un siècle après sa disparition, c’est en hommage à son parcours et à celui de tous ses frères d’armes qu’il nous raconte à sa manière ses derniers jours.

« Ah mes aïeux, quelle journée ! J'vais m'en souvenir longtemps de ce 8 mai 1915 ! Ça y est, je suis papa. J'ai enfin reçu une lettre d'Eugénie. C'est une petite Raymonde, elle est née le 5 mai. Je l'avais dit à Nini, ce sera une fille et tu feras une belle petite maman ! Tu pourras l'éduquer et la parer à ta façon, alors que si ça avait été un gars, il se serait pas passé longtemps avant que je le mette à la bicyclette. Enfin, mon tour viendra hein ! Quand j'ai annoncé la nouvelle au bataillon, les gars étaient presque aussi heureux que moi. C'est bath de les voir ! Un qui arrive une bouteille de picton sous le bras pour trinquer, un autre qui, verse sa larme en s'rappelant lui aussi le grand jour, mes deux sergents qui se battent à qui sera le parrain… Faut pas croire, on est des sentimentaux nous les légionnaires ! D'ailleurs, on avait un peu anticipé la bonne nouvelle en liquidant cinq bouteilles de champagne. Ah, on était frais ! Pourtant, ce matin, on a bien cru que ça y était. le bataillon était préparé pour l'assaut et puis il y a eu un nouveau contre ordre. Les nuits et les petits matins se suivent : grêle d'obus sur les Boches puis rassemblement dans les tranchées en attendant l'offensive. C'est pas encore pour aujourd'hui, mais j'crois que le grand déclenchement approche. Tant mieux, ma bonne fortune a contaminé tous les hommes. Remonté comme un coucou le bataillon C, les Fritz ne vont pas avoir beau jeu ! Bon, j'vous laisse, papa Faber a encore une tournée à honorer. Ah c'que je suis heureux…A la revoyure !"

J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.8)

Jean-Claude Duce
J’étais François Faber, champion cycliste et légionnaire… (Vol.8)

Vainqueur du Tour de France cycliste 1909, le jovial François Faber était avant la Grande Guerre un champion populaire. Grandi en banlieue parisienne, le « Géant de Colombes », généreux et bon vivant, avait opté pour la nationalité luxembourgeoise de son père, mais était considéré par le public comme un enfant du pays. Quand la guerre éclate pendant l’été 1914, il s’engage dans la Légion étrangère pour défendre la France, qui avait fait « sa fortune ». Un siècle après sa disparition, c’est en hommage à son parcours et à celui de tous ses frères d’armes qu’il nous raconte à sa manière ses derniers jours.

« J'me sens pas dans mon assiette aujourd'hui. 7 mai 1915 et toujours pas de lettre de Nini… Peu- être bien que je suis papa et je le sais même pas. Quelle guigne ! Mais c'est pas ça qui me chiffonne le plus, c'est l'air qui tourne dans ma caboche depuis cette nuit. J'voyais les éclairs des obus tombant sur les lignes des Frisés rougir le ciel. J'entendais la terre exploser en gerbes chargées de ferraille et de barbaque pulvérisées. Depuis, je m'dis : si moi aussi je me retrouve éparpillé au fond d'un cratère, il leur restera quoi de moi à ceux que j'aime ? J'parle pas de la maison à Colombes et de tout le reste, ça j'ai fait le nécessaire pour qu'Eugénie et le gosse manquent de rien… Mais du souvenir que je leur laisserai. C'est là que j'ai réalisé que j'avais encore mon larfeuille avec dedans mes papiers et mes licences de quand j'étais coureur. J'aimerais pas que ça tombe entre les sales pattes d'un Prusko si je me faisais rectifier. C'est pour ça qu'j'ai harponné tout à l'heure mon pote George. Il est motocycliste à l'état-major de notre régiment. Quelle affaire ça a été de lui donner mes fafiots pour qu'il les mette en sécurité, au cas où… Voulait rien savoir le cochon, y disait que ça me porterait la poisse ! Mais plus cabochard que mézigue, y'a pas. Il a fini par tout prendre, sauf les talbins qui restaient, là j'ai pas insisté. Depuis, je m'sens un peu soulagé. M'est avis que la grande marche en avant que nous promet le commandant Noiré c'est pas encore pour aujourd'hui. J'vous tiens au jus, à la revoyure !"

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