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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !

Philostrate #Les lectures de Philostrate
En 1907, le Tour de France jouit déjà d'une belle réputation. Le passage des coureurs les jours d'étapes provoque dans les villes  une belle effervescence et  fait le bonheur des commerçants locaux. Parfois trop. Du moins à en juger par le récit pittoresque rapporté par Alphonse Baugé, directeur sportif de l'équipe Labor, dans cette lettre écrite à Grenoble le 17 juillet 1907. Il y fait le détail des dépenses consenties pour équiper et soigner ses coureur. Savoureux…

    "Il fait ici une chaleur torride et j'ai dû acheter deux casquettes blanches, l'une pour Ringeval, l'autre pour Maitron : coût 2fr.90. Aïe donc les frais ! J'ai aussi fait acquisition de couvre-nuque très pratiques, - blancs, évidemment. J'en ai acheté dix à 0fr. 50 : total, cent sous. Aïe donc les frais ! Ménager avait besoin de chaussures, je lui en ai offert aux frais de la princesse… Labor : payé 13fr. 95. Aïe donc les frais !

    J'ai requis un photographe qui a pris le quatuor. D'ici deux jours, vous recevrez les épreuves. Les Sports ont, eux aussi, passé une commande, devant publier un supplément spécial à l'occasion du Tour de France. Je n'ai donc pas hésité à les faire mettre en tenue, immédiatement, avec l'inscription Labor sur la poitrine, c'est-à-dire face à l'appareil. Aïe donc les affaires ! (…)

    Je vous adresse ci-inclus le relevé des frais jusqu'à ce jour. Peut-être cette douloureuse vous causera-t-elle quelque surprise, mais je suis persuadé que vous comprendrez que mes dépenses sont absolument indispensables. Je compte, je discute et je me débats absolument comme si cet argent sortait de ma poche. Soyez persuadé que je ne "marche" pas sans réfléchir et sans compter. (…)

    Les soigneurs eux-mêmes sont victimes d'un "coup de fusil" d'une suprême élégance. On leur compte carrément une bouteille d'eau de Vichy 1fr 25 ! Quatre bidons de riz au lait (deux litres) 6 francs ! Une côtelette, 0fr. 80, etc. En résumé, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence. Or, attendu la rapidité des étapes, c'est à dire à peine si l'on est arrivé qu'il faut immédaitement songer à repartir, vous comprendrez facilement que les soigneurs, arrivant quelquefois juste à temps dans les contrôles pour préparer leur "popote", n'ont pas le temps matériel de courir au meilleur marché, car ils risqueraient fort de "louper" leur service de ravitaillement."
 
Extrait de Lettres à mon Directeur par Alphonse Baugé édité en 1908 par la Librairie de L'Auto. Pour ceux qui aiment les calculs, un franc 1907 vaut environ 3,50 euros…

  
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !
Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !Le Tour, c'est l'exploitation dans toute sa magnificence !

Quand "Poupou" se frottait au Tourmalet…

Jean-Claude Duce

Alors qu'aujourd'hui le Tourmalet s'invite à nouveau au programme du Tour de France, le visionnage de ce reportage de "Cinq colonne à la Une" s'impose. Daté de juillet 1967, il nous permet de suivre Raymond Poulidor lors d'une ascension de reconnaissance et de recueillir ses impressions alors même qu'il gravit le redoutable col pyrénéen.

 

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Jean-Claude Duce

Tour de France 1909, arrivée de la deuxième étape entre Roubaix et Metz. Sur la ligne, le vainqueur, rigolard, tente de protéger sa grande carcasse de la pluie qui n'a cessé de tomber tout au long du parcours "Quel succès mes empereurs !, se marre t-il en tordant son maillot Alcyon. Mais dites donc, vous n’auriez pas un parapluie ? Je commence à en avoir assez de recevoir des hallebardes sur les reins." Du courage à revendre et une heureuse nature : la légende de François Faber, "Le Géant de Colombes" est en marche ! Le coureur banlieusard, qui vient d'opter pour la nationalité luxembourgeoise de son père, n'est déjà plus un inconnu pour les amateurs de vélo. Mais les six étapes qu'il va remporter lors de ce Tour 1909 marqué par une météo exécrable vont définitivement l'installer dans la grande histoire du cyclisme. Vainqueur à Metz, Belfort, Lyon, Grenoble, Nice et Bordeaux, en dépit des éléments déchaînés, des chutes et des coups du sort, Faber, sans jamais se départir de sa bonhommie, accumule les honneurs. Le 1er août à Paris, il devient le premier étranger à remporter la Grande Boucle. Un "étranger", qui après avoir sacrifié au protocole, retourne aussi sec à Colombes, dans la banlieue qui l'a vu grandir, pour fêter dignement l'événement avec ses amis du café de l'Usine. Il est comme ça le "Grand Lion", comme le surnomme Alphonse Baugé son manager. Pas bégueule, partageur, courageux comme pas un et populaire dans tous les sens du terme. Le choc n'en sera que plus grand lorsque, le 9 mai 1915, après s'être engagé dans la Légion étrangère au début du conflit, il sera l'un des nombreux champions à tomber sur les champs de bataille de la première guerre mondiale…

Revivez les derniers jours de François Faber au front avec la série "J'étais François Faber"

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Il y a 60 ans, départ du Tour de France 1955

Jean-Claude Duce

Ce n'est pas Rotterdam, mais un autre grand port de commerce qui est à l'honneur au départ du Tour de France 1955. Cette année-là, les coureurs de la Grande Boucle s'élancent du Havre sous les ordres du directeur de l'épreuve, Jacques Goddet et dans la roue du double vainqueur français de l'épreuve, Louison Bobet, qui espère bien faire la passe de trois. Compte-rendu des préparatifs dans les actualités de l'époque…

 

Il y a 60 ans, la tragédie des 24h du Mans

Jean-Claude Duce

Le 11 juin 1955 reste une date noire dans l'histoire du sport automobile. Ce jour-là, la Mercedes du pilote français Pierre Levegh se désintègre à l'entrée de la zone des ravitaillements, semant la désolation dans les tribunes bordant le circuit du Mans. Les secouristes comptent après de longues heures de chaos 80 morts et 100 blessés. Cet épisode, aujourd'hui soixantenaire, reste la pire catastrophe de l'histoire des courses automobiles. Compte rendu dans les actualités de l'époque…

 

Retour vers le futur pour le Stade Français

Jean-Claude Duce

Qualifié pour disputer la finale du championnat de France de rugby face à Clermont, le Stade Français tentera samedi de remporter son sixième Bouclier de Brennus depuis son retour dans l'élite. Le dernier en date, en 2007, avait déjà été conquis en dominant les Clermontois. Retour en images sur les cinq titres gagnés par le club de la capitale depuis 1998.

Il y a 30 ans, Miss Maggie contre les hooligans…

Jean-Claude Duce

Il y a trente ans, le 29 mai, le drame du Heysel marquait un tournant dans l'histoire de la violence dans les stades. Ce soir-là, alors que la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions de football - ancêtre de la Ligue des Champions - oppose à Bruxelles, dans le stade du Heysel, Liverpool à la Juventus de Turin, le chaos s'empare des tribunes. Un mouvement de foule occasionné par une charge furieuse d'une partie des supporters du club anglais entraîne la mort de 39 personnes, en blesse 454 autres, pour certaines grièvement, essentiellement des Italiens venus supporter l'équipe turinoise. On ne reviendra pas sur la lourde responsabilité des autorités locales ni sur celle des instances du football européen, pas plus que sur la pertinence ou non de jouer le match dans un contexte pareil, mais le fait est que ce soir-là le visage grimaçant du hooliganisme s'invitait dans tous les foyers du monde par écrans interposés. On se souvient du bannissement des clubs anglais des compétitions européennes qui s'ensuivit, moins que la première à le demander fut Margaret Thatcher elle-même, alors premier ministre de Grande-Bretagne, comme le rappelle cet extrait de journal télévisé daté du 30 mai 1985, lendemain de la tragédie…

 

Ali/Liston, Lewiston, 25 mai 1965

Jean-Claude Duce

C'était il y a cinquante ans jour pour jour. A Lewiston, dans le Maine, Mohamed Ali terrassait Sonny Liston pour ce qui reste l'un des combats les plus fous de l'histoire de la boxe. On y voit un Ali virevoltant, provocateur, comme possédé, sans pitié pour l'ancien champion du monde, devenu son challenger. L'image du vainqueur dominant Liston à terre est devenue un classique de l'histoire du sport. Résumé du combat en images…

 

Bayonne et Biarritz, 1+1 = 2 pas 1 !

Jean-Claude Duce

L'histoire du sport est-elle soluble dans le professionnalisme ? Faut-il sacrifier son âme, ses traditions, sur l'autel du tout-économique ? Dans notre société où, plus que jamais, tout s'achète et tout se vend, la question peut sembler dépassée. En réalité le choix auquel se trouvent confrontés l'Aviron bayonnais et le Biarritz olympique est avant tout moral : fusionner par réalisme économique pour espérer briller à nouveau au sommet du rugby français - mais sans certitude aucune…- ou rester fidèle à ses racines, son histoire, son maillot, quitte à accepter de revoir durablement ses ambitions à la baisse. Le rugby des terroirs, des rivalités locales serait à notre siècle ce que le téléphone à cadran en bakélite est au smartphone. Inadapté, dépassé, obsolète. Surtout lorsque cohabitent deux crocodiles dans un même marigot ! Mieux vaut sacrifier les deux sauriens pour laisser place nette à un Godzilla de l'Ovalie gavé de biffetons. La théorie de l'évolution version sport business du XXIe siècle. N'étant supporter ni de l'Aviron ni du BO, mon âme d'aficionado du XV s'interroge tout de même : qu'est-ce-qui me rendrait le plus heureux ? Assister, si la décadence est certaine, à un derby en Fédérale 1 plein de passion et de chaleur, ou à un match  de coupe d'Europe entre une hypothétique équipe basque fusionnée et une province irlandaise ? J'entends déjà les défenseurs d'un pragmatisme sonnant et trébuchant me traiter d'odieux conservateur, de hiérarque voire de fossile ! Certes. Mais quand tout a la même saveur, les mets peuvent bien être servis à profusion, l'appétit n'y est plus…

Un petit souvenir pour finir, celui du premier derby AB/BO en Top 14, c'était il y a un peu moins d'onze ans, le 18 septembre 2014.

 


100éme derby Biarritz-Bayonne: retour sur le... par France3euskalherri

La Formule 1 a soixante-cinq ans

Jean-Claude Duce

Le 13 mai 1950, le circuit de Silverstone en Grande-Bretagne accueille le premier Grand Prix de l'histoire du championnat du monde des pilotes. Il s'agit de l'acte de naissance officiel de la Formule 1. Les Grands Prix automobiles européens les plus prestigieux, à l'exception de celui d'Allemagne, ainsi que les 500 miles d'Indianapolis sont au menu de ce premier championnat, remporté par le pilote italien Guiseppe Farina, vétéran de 43 ans. Le Grand Prix de France se dispute alors sur le circuit de Reims, comme en témoigne cette vidéo de juillet 1950, qui nous montre "les bolides fonçant à plus de 200 km/h"

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