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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

Préparation physique pour rugbyman de 1914

Philostrate #Rugby

Messieurs les rugbymen, à l'heure d'entamer la coupe du monde, méditez ces quelques lignes ! Voici comment en 1914 dans Le football : rugby-américain-association Charles Gondouin concevait la préparation physique d'avant saison d'un sportman soucieux de briller sur les terrains avec un ballon ovale. Certaines recommandations, ainsi que certaines remarques un brin fatalistes de l'auteur, valent toujours…

"Au début de l'entraînement, il est ordinairement indispensable de s'alléger du poids d'une graisse inutile. Des courses exécutées, deux ou trois fois par semaine, à une allure très réduite, sur deux ou trois mille mètres, donneront toute satisfaction sur ce point à l'athlète qui revêtira, pour la circonstance, deux ou trois épais maillots de laine et qui fera suivre son travail d'une douche en pluie, dont la durée ne devra pas toutefois dépasser quinze secondes (…)

Quand donc le travail exécuté, ainsi que nous l'avons dit, sur des distances assez longues, aura convenablement allégé un joueur et lui aura en même temps donné du souffle et de l'endurance, il lui sera nécessaire de passer à un autre genre d'exercice qui, tout en le maintenant dans ces bonnes conditions, le fera progresser en vitesse. Pour cela, il devra s'exercer à couvrir très rapidement des petites distances. Il développera d'abord son allure sur des parcours de cent à deux cents mètres, puis il cherchera à se mettre en action le plus vite possible par des démarrages sur vingt ou trente mètres (…)

Ajoutons que la boxe anglaise, pratiquée plutôt comme exercice que comme sport, constitue un excellent entraînement pour le football rugby et qu'il ne faut, naturellement, jamais perdre une occasion que l'on a de s'exercer avec un ballon (…) La seule recommandation à faire au point de vue du régime à suivre par un joueur à l'entraînement est d'éviter absolument tout excès. Il est loin d'être indispensable que son existence ressemble à celle d'un chartreux, mais il est absolument nécessaire qu'il ne transige jamais avec les règles de la simple hygiène.

Nous nous doutons bien que ces prescriptions n'obtiendront qu'un succès relatif, et que, pour beaucoup de joueurs, tout entraînement consistera à s'abstenir par extraordinaire de noctambulisme la veille d'un match très important. Toutefois, nous gardons l'espoir que l'esprit sportif se développera bientôt, de telle sorte que la pratique d'un jeu comme le football rugby deviendra tout à fait incompatible avec les performances accomplies par ceux qui font ordinairement la fête".

Extrait de l'ouvrage Le football : rugby-américain-association, éditions Pierre-Lafitte et Cie, 1914.

Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914
Préparation physique pour rugbyman de 1914

Ladoumègue, champion adulé et brisé…

Jean-Claude Duce

Le 10 novembre 1935, entre 400 et 600 000 Parisiens se massent le long des rues de la capitale. Pas pour manifester ou assister à une compétition sportive officielle. Non. Pour acclamer un champion déchu par sa fédération, qui effectue là son baroud d'honneur. Le coureur à pied Jules Ladoumègue vient une dernière fois faire profiter ses admirateurs de son incroyable foulée, celle-là même qui lui permit d'établir six records du monde du demi-fond sur des distances de 1000 à 2000 m. Au début des années 1930, "Julot" est l'un des athlètes les plus populaires des années folles. Ce qui n'empêche pas en 1932 sa fédération de le radier à vie pour avoir, selon elle, enfreint les règles de l'amateurisme alors en vigueur, en exigeant des primes d'engagement dans certaines réunions à l'étranger. Les protestations du médaillé d'argent des Jeux Olympiques d'Amsterdam n'y feront rien : il se voit désormais privé de compétitions officielles, à commencer par les JO de 1932 à Los Angeles, dont il était l'un des grands favoris. "On m'a brisé les jambes !", lâche t-il quand tombe le verdict qui met fin à sa carrière d'athlète. Les jambes, peut-être, mais pas la popularité puisque, comme en témoignent ces deux vidéos d'archive, l'aura de Julot restera intact jusqu'à sa mort le 2 mars 1973, des suites d'un cancer à l'âge de 66 ans…

 

Quand "Poupou" se frottait au Tourmalet…

Jean-Claude Duce

Alors qu'aujourd'hui le Tourmalet s'invite à nouveau au programme du Tour de France, le visionnage de ce reportage de "Cinq colonne à la Une" s'impose. Daté de juillet 1967, il nous permet de suivre Raymond Poulidor lors d'une ascension de reconnaissance et de recueillir ses impressions alors même qu'il gravit le redoutable col pyrénéen.

 

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Jean-Claude Duce

Tour de France 1909, arrivée de la deuxième étape entre Roubaix et Metz. Sur la ligne, le vainqueur, rigolard, tente de protéger sa grande carcasse de la pluie qui n'a cessé de tomber tout au long du parcours "Quel succès mes empereurs !, se marre t-il en tordant son maillot Alcyon. Mais dites donc, vous n’auriez pas un parapluie ? Je commence à en avoir assez de recevoir des hallebardes sur les reins." Du courage à revendre et une heureuse nature : la légende de François Faber, "Le Géant de Colombes" est en marche ! Le coureur banlieusard, qui vient d'opter pour la nationalité luxembourgeoise de son père, n'est déjà plus un inconnu pour les amateurs de vélo. Mais les six étapes qu'il va remporter lors de ce Tour 1909 marqué par une météo exécrable vont définitivement l'installer dans la grande histoire du cyclisme. Vainqueur à Metz, Belfort, Lyon, Grenoble, Nice et Bordeaux, en dépit des éléments déchaînés, des chutes et des coups du sort, Faber, sans jamais se départir de sa bonhommie, accumule les honneurs. Le 1er août à Paris, il devient le premier étranger à remporter la Grande Boucle. Un "étranger", qui après avoir sacrifié au protocole, retourne aussi sec à Colombes, dans la banlieue qui l'a vu grandir, pour fêter dignement l'événement avec ses amis du café de l'Usine. Il est comme ça le "Grand Lion", comme le surnomme Alphonse Baugé son manager. Pas bégueule, partageur, courageux comme pas un et populaire dans tous les sens du terme. Le choc n'en sera que plus grand lorsque, le 9 mai 1915, après s'être engagé dans la Légion étrangère au début du conflit, il sera l'un des nombreux champions à tomber sur les champs de bataille de la première guerre mondiale…

Revivez les derniers jours de François Faber au front avec la série "J'étais François Faber"

7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber
7 juillet 1909, premier rugissement du lion Faber

Il y a 60 ans, départ du Tour de France 1955

Jean-Claude Duce

Ce n'est pas Rotterdam, mais un autre grand port de commerce qui est à l'honneur au départ du Tour de France 1955. Cette année-là, les coureurs de la Grande Boucle s'élancent du Havre sous les ordres du directeur de l'épreuve, Jacques Goddet et dans la roue du double vainqueur français de l'épreuve, Louison Bobet, qui espère bien faire la passe de trois. Compte-rendu des préparatifs dans les actualités de l'époque…

 

Il y a 60 ans, la tragédie des 24h du Mans

Jean-Claude Duce

Le 11 juin 1955 reste une date noire dans l'histoire du sport automobile. Ce jour-là, la Mercedes du pilote français Pierre Levegh se désintègre à l'entrée de la zone des ravitaillements, semant la désolation dans les tribunes bordant le circuit du Mans. Les secouristes comptent après de longues heures de chaos 80 morts et 100 blessés. Cet épisode, aujourd'hui soixantenaire, reste la pire catastrophe de l'histoire des courses automobiles. Compte rendu dans les actualités de l'époque…

 

Retour vers le futur pour le Stade Français

Jean-Claude Duce

Qualifié pour disputer la finale du championnat de France de rugby face à Clermont, le Stade Français tentera samedi de remporter son sixième Bouclier de Brennus depuis son retour dans l'élite. Le dernier en date, en 2007, avait déjà été conquis en dominant les Clermontois. Retour en images sur les cinq titres gagnés par le club de la capitale depuis 1998.

Il y a 30 ans, Miss Maggie contre les hooligans…

Jean-Claude Duce

Il y a trente ans, le 29 mai, le drame du Heysel marquait un tournant dans l'histoire de la violence dans les stades. Ce soir-là, alors que la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions de football - ancêtre de la Ligue des Champions - oppose à Bruxelles, dans le stade du Heysel, Liverpool à la Juventus de Turin, le chaos s'empare des tribunes. Un mouvement de foule occasionné par une charge furieuse d'une partie des supporters du club anglais entraîne la mort de 39 personnes, en blesse 454 autres, pour certaines grièvement, essentiellement des Italiens venus supporter l'équipe turinoise. On ne reviendra pas sur la lourde responsabilité des autorités locales ni sur celle des instances du football européen, pas plus que sur la pertinence ou non de jouer le match dans un contexte pareil, mais le fait est que ce soir-là le visage grimaçant du hooliganisme s'invitait dans tous les foyers du monde par écrans interposés. On se souvient du bannissement des clubs anglais des compétitions européennes qui s'ensuivit, moins que la première à le demander fut Margaret Thatcher elle-même, alors premier ministre de Grande-Bretagne, comme le rappelle cet extrait de journal télévisé daté du 30 mai 1985, lendemain de la tragédie…

 

Ali/Liston, Lewiston, 25 mai 1965

Jean-Claude Duce

C'était il y a cinquante ans jour pour jour. A Lewiston, dans le Maine, Mohamed Ali terrassait Sonny Liston pour ce qui reste l'un des combats les plus fous de l'histoire de la boxe. On y voit un Ali virevoltant, provocateur, comme possédé, sans pitié pour l'ancien champion du monde, devenu son challenger. L'image du vainqueur dominant Liston à terre est devenue un classique de l'histoire du sport. Résumé du combat en images…

 

Bayonne et Biarritz, 1+1 = 2 pas 1 !

Jean-Claude Duce

L'histoire du sport est-elle soluble dans le professionnalisme ? Faut-il sacrifier son âme, ses traditions, sur l'autel du tout-économique ? Dans notre société où, plus que jamais, tout s'achète et tout se vend, la question peut sembler dépassée. En réalité le choix auquel se trouvent confrontés l'Aviron bayonnais et le Biarritz olympique est avant tout moral : fusionner par réalisme économique pour espérer briller à nouveau au sommet du rugby français - mais sans certitude aucune…- ou rester fidèle à ses racines, son histoire, son maillot, quitte à accepter de revoir durablement ses ambitions à la baisse. Le rugby des terroirs, des rivalités locales serait à notre siècle ce que le téléphone à cadran en bakélite est au smartphone. Inadapté, dépassé, obsolète. Surtout lorsque cohabitent deux crocodiles dans un même marigot ! Mieux vaut sacrifier les deux sauriens pour laisser place nette à un Godzilla de l'Ovalie gavé de biffetons. La théorie de l'évolution version sport business du XXIe siècle. N'étant supporter ni de l'Aviron ni du BO, mon âme d'aficionado du XV s'interroge tout de même : qu'est-ce-qui me rendrait le plus heureux ? Assister, si la décadence est certaine, à un derby en Fédérale 1 plein de passion et de chaleur, ou à un match  de coupe d'Europe entre une hypothétique équipe basque fusionnée et une province irlandaise ? J'entends déjà les défenseurs d'un pragmatisme sonnant et trébuchant me traiter d'odieux conservateur, de hiérarque voire de fossile ! Certes. Mais quand tout a la même saveur, les mets peuvent bien être servis à profusion, l'appétit n'y est plus…

Un petit souvenir pour finir, celui du premier derby AB/BO en Top 14, c'était il y a un peu moins d'onze ans, le 18 septembre 2014.

 


100éme derby Biarritz-Bayonne: retour sur le... par France3euskalherri

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