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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

#l'invite de philostrate

Ça va mal finir…

Philostrate #L'invité de Philostrate
Régulièrement, Philostrate donne la parole à des personnalités portant un regard décalé sur le monde du sport, désireuses de faire partager leurs coups de cœur, leurs témoignages ou leurs désillusions. Aujourd'hui, Paul Gibersztajn, journaliste à Netboxe.com et correspondant en France de Spornavi (Japon), pointe les errements de l'arbitrage à Pékin.

    À force réaliser des « petits arrangements » entre amis dans les sports soumis au bon vouloir des juges, certaines disciplines vont connaitre un réveil pénible. Après le scandale de Salt Lake City 2002, qui obligea le CIO à attribuer deux médailles d’or (!) dans la discipline du patinage en couple, on pensait naïvement que les sports soumis à l’appréciation des juges feraient un peu de ménage, la peur du gendarme aidant. C’était mal connaître les pique-assiettes de l’olympisme, capables de vous organiser un jury « compréhensif » avec l’agilité d’un joueur de bonneteau. Comme d’habitude, les boxeurs en ont fait l’expérience. Particulièrement Nordine Oubaali et Alexis Vastine, ce dernier étant littéralement spolié d’une victoire qui lui tendait les bras. Sous le coup du scandale, les juges ont cru bon de donner un coup de pouce à Daouda Sow (qui n’avait pas besoin de ça) dans sa demi-finale face au Cubain Yordenis Ugas, en lui offrant quelques touches dans la dernière reprise.

    À la suite du tournoi, le dénommé Rudel Obreja, président de la fédération roumaine de boxe et vice-président de l’AIBA (Association Internationale de Boxe Amateur) a été accusé de tentative de manipulation. Peu désireux de servir de mouton noir, il a immédiatement convoqué la presse pour balancer sur d’autres membres du comité directeur de l’AIBA. Il a notamment déclaré : "le Coréen Ho Kim a manipulé de l'argent noir lors du congrès AIBA de Novembre 2007. C'est grâce à lui que l'actuel président de l'AIBA, le Taïwanais Wu Ching-Kuo est arrivé au pouvoir". Curieusement, le même Ho Kim a interrompu la conférence de presse de M.Obreja en coupant les fils de son microphone !!! On reste pantois devant tant de transparence et on perd beaucoup de notre sévérité à l’égard du Tae Kwon Doka cubain Angel Matos, coupable d’avoir corrigé lui-même un arbitre dans un sport où les décisions sont parfois aussi curieuses qu’en boxe. Certes dans ce cas, le règlement jouait contre Matos, mais à trop vouloir se partager les gâteaux dans les arrières salles plutôt que sur les rings, tatamis, et autres patinoires, certains sports risquent purement et simplement de se voir retirer du programme olympique.

    La passion du public étant plus faible pour la boxe amateur et le Tae Kwon Do que pour le patinage artistique, les deux premiers semblent naturellement plus menacés.
On connait des dirigeants du Karaté qui ont du se régaler en voyant le pitoyable spectacle que donnait le « cousin coréen » (1) à Beijing. Quant à la boxe, lorsque l’on entend Alexis Vastine déclarer à chaud qu’il comprenait que des magouilles existent en tournoi mais qu’au JO cela faisait désordre, on se dit qu’elle a du pain sur la planche…
Paul Gibersztajn

(1) Souvent appelé le « Karaté coréen », le tae Kwon Do, est devenu sport olympique en 1988 à Séoul grâce à un habile lobbying de ses dirigeants, au grand dam du Karaté qui a toujours des visées olympiques.

Note de Philostrate : 60 millions de pratiquants dans le monde pour le tae Kwon Do contre 50 millions pour le karaté.

Confusion des genres

Paul Gibersztajn #L'invité de Philostrate
Régulièrement, Philostrate donne la parole à des personnalités portant un regard décalé sur le monde du sport, désireuses de faire partager leurs coups de cœur, leurs témoignages ou leurs désillusions. Aujourd'hui, Paul Gibersztajn, journaliste, ancien rédacteur en chef adjoint du site Rugby365.fr et ancien rédacteur en chef de la rubrique rugby de Sporever.com, nous livre son point de vue sur la défaite du XV de France face à l'Angleterre en demi-finale de la coupe du monde.

Football-Rugby-Illustration.jpg     "La seule leçon de l’histoire que l’on puisse tirer, c’est que les hommes ne tirent jamais les leçons de l’Histoire…". 1987, première coupe du monde de rugby, au cours d’une héroïque demi-finale ponctuée d’un essai miraculeux de Serge Blanco, la France élimine l’Australie sur ses terres. Une semaine plus tard, le même XV est reconduit et n’existe pas face aux All Blacks dans l’en-but desquels des mouettes viennent paisiblement passer l’après midi sans être dérangées…

    1999, après un retournement de situation inoubliable, la France se venge des Néo-Z en les éliminant d’une autre demi-finale et en réussissant, ce qui ne fut pas le plus mince exploit du jour, à se mettre le public de Twickenham dans la poche. Une semaine plus tard le même XV est reconduit et existe à peine devant une Australie pourtant pas supérieure aux Blacks. Dans les deux cas, les joueurs, au sortir de la défaite - pardonnée à l’avance - par un pays qui adule les Poulidor bien mieux que les Anquetil, firent des déclarations semblables à base de "pas descendus de notre nuage" et de "pas récupérés la fatigue du match précédent". Aussi, lorsque Jean-Baptiste Elissalde – demi de mêlée aussi doué que lent – a été interviewé quelques secondes après la défaite  face aux Anglais, il évoqua tout naturellement… la fatigue !

    Pourtant cette fois-ci les raisons d’insuffler un peu de fraîcheur étaient encore plus nombreuses que lors des précédents naufrages : défaillance individuelle - le premier essai Black pour David Marty -, besoin de Poitrenaud à l’arrière si Traille avait remplacé Marty au centre, conviction affichée que le titre se gagne "à 30", date de l’exploit face aux Blacks qui a eu lieu plus tôt dans la compétition. Mais le "on ne change pas une équipe qui gagne" a triomphé de cette logique. Pire ! Le secteur de la touche, catastrophique à Cardiff, malgré la présence de quatre sauteurs patentés dans les rangs bleus, n’a pas été amélioré (corrigé ?) durant la semaine. Et ces munitions ont fait gravement défaut car si "messieurs les anglais tirent les premiers", ils viennent aussi récupérer les douilles !

    Comme Raymond Domenech à Berlin, Bernard Laporte, en avance de quelques jours sur son agenda personnel, s’est senti obligé de "faire de la politique". Une confusion des genres souvent fatale… Se priver de Lionel Nallet en deuxième ligne au profit d’un Fabien Pelous généreux, mais inférieur, ne semble pas répondre à une logique sportive à toute épreuve. Il est acceptable qu’un "vieux" guerrier soit sur le pré, y compris avec un niveau de jeu inférieur à celui qui fut le sien ou encore à celui de son remplaçant À CONDITION que ses qualités mentales transcendent le groupe et lui permettent, le cas échéant, de remettre son rugby à l’endroit. Or, Fabien Pelous, n’a jamais su, durant sa carrière internationale, remettre à l’endroit un match mal tricoté ! Bernard Laporte a su lui ôter le capitanat, mais n’a pas osé le remplacer par un Nallet en pleine bourre…

    Cela rappelle la finale de la Coupe du Monde de foot. La France ultra dominatrice depuis la 30ème minute avait besoin d’un buteur de petit périmètre. L’un des meilleurs spécialistes au monde s’appelle David Trezeguet. Il patientera jusqu’à la 105ème minute avant de rentrer et toucher trois malheureux ballons, car Raymond Domenech n’a pas osé sortir Thierry Henry ou Zinedine Zidane. Cela s’appelle de la politique (avec un petit "p") et cela n’a jamais permis de gagner une Coupe du Monde, que le ballon soit rond ou ovale…

Le football entre terrain et fantasme

Jacques Blociszewski #L'invité de Philostrate
    Régulièrement, Philostrate donne la parole à des personnalités portant un regard décalé sur le monde du sport, désireuses de faire partager leurs coups de cœur, leurs témoignages ou leurs désillusions. Aujourd'hui, à l'occasion de la reprise ce week-end du championnat de France, nous nous penchons sur Le match de football télévisé. Jacques Blociszewski, auteur de nombreux articles et analyses sur les relations entre le sport et les médias, livre dans cet ouvrage une enquête minutieuse sur les ressorts de ces retransmissions télévisées, que les chaînes se disputent désormais à coups de millions…    

Couv.livre.foo.jpg     L
e spectacle fantasmé du football, tel que le restituent les retransmissions télévisées, n'a t-il pas pris définitivement le pas sur la réalité du terrain ?

Définitivement, on ne sait pas, mais à ce jour, oui, assurément. C’est d’abord par la télévision que la quasi-totalité d’entre nous vit le football, or le filtre entre le réel et ce que nous recevons dans nos salons est de plus en plus épais et complexe. Les  choix du réalisateur modifient en profondeur la nature, le rythme et la vision du match. L’écart entre le regard du spectateur dans le stade et celui du téléspectateur grandit sans cesse.

    Vous regrettez dans votre livre l'abus du recours aux ralentis lors des matches télévisés, plaie des retransmissions à la française. Comment expliquez-vous cette surenchère ?
Les réalisateurs cherchent à épater. Ils sont fascinés par la technologie et leur propre pouvoir, grisés par leur virtuosité (réelle), et ils arborent fièrement leur magnifique panoplie technique. Ceci est d’ailleurs excellent pour l’image "branchée" de la chaîne. Là-dessus vient se greffer une envie de jouer à l’enquêteur, de débusquer ce qui est caché - et même d’arbitrer à la place de l’arbitre…- qui pose de lourds problèmes. A l’arrivée, il y a une victime : le football.

    Dans le commentaire des rencontres télévisées, le rôle du journaliste se limite souvent à celui d'animateur, l'analyse technique du match étant désormais confiée aux consultants que les chaînes se disputent. Estimez-vous cette évolution irréversible ?
Je ne dirai pas que les consultants proposent vraiment des analyses techniques, car elles sont très rares. En fait, commentateurs et consultants se neutralisent l’un l’autre. Le résultat est un discours creux, basé sur le consensus mou, le culte du ralenti, de la technologie et des statistiques. Ce n’est pas irréversible, mais cela durera tant qu’une autre philosophie et une autre structure du football télévisé ne verront pas le jour. 

    Vous confiez avoir contacté pour les besoins de votre livre chaînes de télévision, journalistes et réalisateurs. À l'arrivée, seul le réalisateur Jean-Paul Jaud vous a répondu et a accepté de vous recevoir. Cela en dit long sur le sens de l'autocritique et l'envie de dialogue des professionnels de la profession…
La capacité d’autocritique et la volonté de dialogue de la télévision sportive sont quasiment nulles. Il n’y a rien de démocratique dans son attitude. Ceci fait d’autant plus problème que le football est un sport fondamentalement populaire. Vis-à-vis des gens qui cherchent à entamer un dialogue avec elles et à ouvrir le débat, les chaînes choisissent généralement l’indifférence ou le silence glacé. Nous en sommes là. Il y a du travail !

Jacques Blociszewski, propos recueillis par Philostrate
Le match de football télévisé par Jacques Blociszewski. Editions Apogée. 270 pages. 20 €.

Coupables, nous le sommes tous…

Jacques Marchand #L'invité de Philostrate
Livre-Anquetil.jpg
    Régulièrement, Philostrate donne la parole à des personnalités portant un regard décalé sur le monde du sport, désireuses de faire partager leurs coups de cœur,
leurs témoignages ou leurs désillusions. Aujourd'hui, à l'occasion du départ du Tour de France et de la sortie de son dernier livre, Anquetil le rebelle, Jacques Marchand, 86 ans, ancien responsable de la rubrique cyclisme de L'Équipe, nous livre son sentiment sur le dopage et son traitement dans les médias.

    Dans un passage marquant de votre livre, Jacques Anquetil revendique le droit pour les coureurs professionnels "de tirer profit selon leur convenance de leurs souffrances et de leurs sacrifices", justifiant par là même le recours éventuel au dopage. Dans quelles circonstances a t-il été amené à vous faire cette déclaration ?
Il s’agissait d’un contexte général et permanent. Avant son interdiction  réglementaire, la mise en place (laborieuse) des contrôles, et les poursuites judiciaires envisagées, le “doping” ou “la dope” (expressions utilisées à l’époque), n’était pas un sujet tabou et nous en parlions librement entre coureurs et journalistes. Notre rôle, nous journalistes, consistait à  convaincre les coureurs de ne pas user d’artifices dangereux pour leur santé et préjudiciables à l’image du cyclisme. Nous dénoncions le dopage, mais ne poursuivions pas les “dopés”, c’est vrai, ce qui autorise aujourd’hui à nous qualifier de “complices”. Cette complicité là, j’en redemande, je la préfère à la chasse aux sorciéres et à la délation qui, pour notre génération, étranglée par l’Occupation, était devenue une hantise. Ce sont souvent les circonstances qui dictent les principes.

    Dans la logique qui prévaut aujourd'hui, Jacques Anquetil ne serait-il pas considéré comme un paria, pourrait-il même conserver ses cinq victoires dans le Tour de France ?

D’abord, même si les autorités fédérales l’avaient condamné, Jacques Anquetil n’aurait jamais été considéré comme un paria par l’opinion publique et bien sûr par la presse. Le Tour de France, lui-même, à cette époque, n’aurait jamais admis de se saborder en coupant des têtes, surtout de si belles têtes... Jacques Anquetil avait du répondant et du caractére, ce que n’ont plus les coureurs aujourd’hui, même les plus titrés. Le peloton est devenu un troupeau de moutons. Je n’en fait pas grief aux hommes, mais à la société. C’est la marche du temps qui veut qu’il en soit ainsi. Pour gagner sa vie, dans ce milieu, il faut “suivre” en s’adaptant aux conditions imposées par la commercialisation et  la médiatisation du sport spectacle.

Anquetil-Pipe.jpg    Quel est votre sentiment sur le sort fait aux coureurs aujourd'hui et sur la charte de l'UCI qui les engage à fournir un échantillon d'ADN en cas de suspicion de dopage ?
Pour moi, ces mesures piétinent les droits individuels, elles sont discriminatoires, elles s’acharnent sur les seuls coureurs cyclistes désignés ainsi comme “présumés coupables”. Ajoutez à cela, la convention “spéciale” imposée par l’UCI aux coureurs qui participent au Tour de France. De quel droit une fédération internationale peut elle édicter une mesure exceptionnelle pour une organisation privée ? On panique de partout et à vouloir se dédouaner à tout prix, on fait n’importe quoi. Ce qui me choque le plus, c’est l’absence de réactions. Personne ne défend les coureurs, qui ne se défendent pas eux-mêmes. Silence des autorités sportives et civiles, et de la presse, comme si les droits de l’homme n’existaient plus ou ne s’appliquaient pas aux coureurs cyclistes, gladiateurs modernes, ne méritant pas le régime et la considération de citoyen.

    N'y a t-il pas une grave erreur à poser la question du dopage sous l'angle uniquement moral ? N'est-ce pas un moyen facile d'éviter de la replacer dans le contexte plus large des dérives du sport professionnel actuel et de la logique du "toujours plus" entretenue par la surmédiatisation du spectacle sportif ?
Tout me parait illogique et parfois indécent dans la façon de mener la campagne anti-dopage, aussi bien de la part des autorités civiles et sportives que dans le traitement de la presse. Je dénonce fortement ce principe en vigueur “ce n’est pas moi,c’est l’autre...” pour finalement tout rejeter sur les coureurs, certes coupables, s’ils se dopent, mais pas seuls coupables. Coupables, nous le sommes tous, les groupes sportifs et leurs sponsors, les autorités fédérales, les organisateurs, la presse (surtout la télévision) qui exploitent le spectacle et aussi le public, qui le réclame et s’en délecte. Il y a un mécanisme infernal en place,auquel personne n’échappe

Jacques Marchand, propos recueillis par Philostrate
Anquetil Le rebelle par Jacques Marchand. Editions Prolongations. 250 pages. 12 €.

Exaltations oratoires

Philippe Barthelet #L'invité de Philostrate
Régulièrement, Philostrate donnera la parole à des personnalités portant un regard décalé sur le monde du sport, désireuses de faire partager leurs coups de cœur, leurs témoignages ou leurs désillusions. Premier de ces invités, Philippe Barthelet, chroniqueur sur France Culture et Valeur Actuelles, spécialiste de la langue et auteur de Baraliptons, son septième ouvrage paru en 2007 aux Éditions du Rocher. Il nous livre ici un billet en forme de clin d'œil à la verve et au débit des hérauts du sport radiodiffusé…
  TSFradio.jpg  
   
    L
es commentateurs sportifs sont nos derniers orateurs publics. Ils ont une telle angoisse du moindre silence, une telle appréhension du « blanc » qu’ils ont inventé le discours à jet continu, qui est en lui-même un exploit sportif. C’est sans doute un souci d’harmonie imitative qui a guidé ses inventeurs, au premier rang desquels Léon Zitrone et Roger Couderc, pour rendre au mieux le galop du prix de Diane ou les mêlées du Quinze de France.

    Léon Zitrone annonçait l’arrivée du tiercé plus essoufflé que la pouliche victorieuse, et à coup sûr plus triomphant, comme s’il venait de le gagner lui-même ; et de fait, si commenter après coup c’est « refaire le match », le commenter pendant qu’il a lieu c’est le faire – ou du moins se le faire croire. Un bon commentateur sportif est par nécessité un champion. Les grands noms plus haut cités ont fait école, et non seulement dans la course hippique ou les sports de ballon : les courses automobiles nous valent elles aussi des envolées dangereuses, à la limite du claquage de corde vocale.

    Il faut parler sans respirer tout le temps que dure l’épreuve, tout dire comme si le monde allait sauter à la seconde suivante, et surtout ne pas trop s’inquiéter de ce qu’on dit : l’essentiel n’est évidemment pas là, ce qu’attend l’auditeur c’est un moment de pure exaltation oratoire. Les meilleurs l’ont si bien compris qu’ils disent à peu près n’importe quoi, tout leur sert à éviter les blancs, les anecdotes les plus oiseuses et surtout, c’est là qu’on juge leur talent, les hypothèses les plus hasardées voire les plus inutiles.

    De même que jadis quand on récitait la table de multiplication, ce qui compte c’est la musique, et de tenir la note jusqu’au bout non seulement sans faiblir, mais rinforzando  jusqu’au coup de cymbale de l’annonce des résultats. Tour de force des glottes surmenées, on ne rend pas assez justice à cette discipline, sans qui le sport ne serait que ce qu’il est…

Ph. Barthelet
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