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Du sport ou du cochon
Le sport entre les lignes et en sépia…

#sports de glace

Quand Paris retrouve son palet

Philostrate #Sports de glace
    Avant de partir à la conquête des Alpes, le hockey sur glace a longtemps été une affaire parisienne. Au début du XXe siècle, le Cercle des Patineurs de Paris popularise la discipline en France sur les lacs gelés du bois de Boulogne. À l'exception de Lyon en 1907, les premiers championnats nationaux sont tous remportés jusque dans les années vingt par des  équipes de la capitale, les clubs montagnards devant attendre le sacre de Chamonix en 1922 pour inscrire leur nom au palmarès de la compétition.

    Les décennies suivantes sont certes marquées par un rééquilibrage géographique en faveur des Alpes, mais  le  hockey continue à attirer les foules à Paris. Dans les années 1930, c'est au Vel d'Hiv que Jeff Dickson, audacieux organisateur d'événements sportifs, fait découvrir aux Parisiens l'art du dribbling et de la glisse des joueurs québecois, dont le fameux Laframboise… Dans ces années folles naît aussi la légende des Français Volants de Paris, qui remportent alors leurs premiers titres. Après guerre, une équipe banlieusarde prend le relais. Montée grâce à la générosité de Philippe Potin, héritier de la célèbre chaîne d'épiceries qui laissera sa chemise dans l'aventure, l'ACBB hisse Boulogne-Billancourt jusqu'aux sommets du hockey européen.

 

Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
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Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle
Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle

Images : http://gallica.bnf.fr (trois premières du diaporame) et collection personnelle

    Bon gré mal gré, la tradition perdure dans les patinoires de Paris et sa banlieue jusque dans les années 1980, où l'ouverture du Palais omnisports de Paris Bercy (POPB) et la renaissance des Français Volants raniment les passions. Pour voir les Parisiens affronter leurs rivaux du Mont-Blanc, de Briançon ou de Grenoble, l'assistance dépasse souvent les 10 000 spectateurs à Bercy. Mais cette flambée ne sera que de courte durée : pour avoir vu trop grand, le club parisien sombre peu de temps après son dernier titre, plombé comme nombre de ses homologues par des problèmes financiers récurrents et peu aidé, il est vrai, par une Fédération française des sports de glace où le hockey n'est alors qu'une discipline parmi d'autres, pas forcément la plus mise en valeur…

    Depuis, le hockey a pris son indépendance et s'est inventé un grand rendez-vous parisien annuel. Organisée pour la première fois en février 2007 au POPB, la finale de la coupe de France de hockey y a battu tous les records d'affluence, donnant du baume au cœur à la jeune fédération française de hockey à l'origine de ce pari risqué. Retour en grâce prometteur pour une discipline que l'on n'avait plus vu à pareille fête à Paris depuis bien longtemps. Après une mise entre parenthèses en raison des travaux de rénovation de Bercy, ce match de prestige a fait son retour sur la glace de "l'Accor hotels Arena" en janvier 2016. Un véritable succès populaire déterminant lors du choix de la candidature française pour la co-organisation des championnats du monde 2017, qui se déroulent en ce moment sur la glace parisienne.

 

Icy New Year !

Philostrate #Sports de glace

2014, année de glace et de feu !

 

Bonne Année à tous

 

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Blood, sweat… and the Cup !

Philostrate #Sports de glace

La saison de NHL a repris début octobre et le nom des successeurs des Blackhawks de Chicago est encore loin d'être connu. Avant de savoir qui les rejoindra l'an prochain au palmarès du plus vieux trophée du sport professionnel, retour en images sur ceux qui ont déjà eu la chance de brandir le vénérable saladier de Lord Stanley…

 

 

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Galerie "Blood, sweat… and Cup !" ici

Miracle sur glace à Helsinki

Philostrate #Sports de glace

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   Imaginez un instant, au premier tour d'une coupe du monde, les footballeurs islandais battre le Brésil ou les rugbymen japonais venir à bout des All Blacks. Ce serait dans les deux cas une première, un exploit retentissant… Eh bien, c'est une performance de cet acabit que les hockeyeurs français ont réalisé hier sur la glace d'Helsinski, en faisant plier sur le score de 2-1 la Russie, tenante du titre, lors des phases de poules des championnats du monde 2013.

 

     Une victoire face à la toute-puissante Sbornaja dans un match officiel, le coq terrassant l'ours à la régulière, c'est non seulement une première, mais un formidable encouragement pour la toute jeune fédération française de hockey sur glace, émancipée de la FFSG depuis 2006. Après des années passées dans l'ombre des autres sports de glace, après l'occasion ratée des Jeux d'Albertville et du quart de finale face aux Etats-unis, le hockey français a enfin seul son destin en main.

 

     Bien sûr, la France ne sera jamais le Canada ou la Russie. Avec ses vingt mille licenciés (la Russie en compte quatre fois plus, le Canada… 27 fois plus sans compter les pratiquants occasionnels !), elle ne bénéficie ni du même réservoir ni de la même culture du jeu que les grandes nations européennes et nord américaines. Mais ses nouvelles instances fédérales ont su ces dernières années, à force de travail et de persévérance, creuser leur sillon : remplir chaque année le Palais omnisport de Paris Bercy avec la finale de la coupe de France, y inviter le Canada l'an dernier pour un match amical synonyme d'ambition retrouvée ou assurer le maintien de l'équipe nationale dans le Groupe A mondial.

 

     Dans le sillage du pionnier Philippe Bozon, premier joueur français à jouer en Ligue nationale de hockey au début des années 1990, d'autres fréquentent désormais régulièrement les arenas du championnat professionnel nord américain, référence mondiale en la matière. Gardien des Blackhawks de Chicago, Cristobal Huet est même devenu le premier français à brandir la prestigieuse coupe Stanley, Graal des hockeyeurs, en 2010. Et d'autres en rêvent déjà, à commencer par l'attaquant Antoine Roussel, qui pour avoir fait une grande partie de ses gammes au Québec où il a déménagé adolescent avec ses parents, n'en est pas moins Bleu et a réalisé cette année une première saison prometteuse avec les Stars de Dallas. Roussel, qui hier a marqué le but fatal aux joueurs de la Mère Russie… Alors, oui, même s'ils ne seront jamais champions du monde ou champions olympiques, les hockeyeurs français peuvent désormais s'imaginer un avenir en tricolore avec en guise d'aurore boréale cette victoire de prestige sur la glace finlandaise.

Mon royaume pour un gardien

Philostrate #Sports de glace

     On ne dira jamais assez que pour gagner la Coupe Stanley, Graal du hockey professionnel nord américain, avoir un gardien de but performant reste la meilleure des assurances. Que ceux qui en douteraient encore regardent ce résumé du match 5 de la série en cours entre les Pingouins de Pittsburgh, tenants du titre, et le Canadien de Montréal, surprenant vainqueur au premier tour des Capitals de Washington. Les arrêts des goalies valent autant le coup d'œil que les trois buts marqués dans la partie. Pittsburgh mène la série (au meilleur des sept manches) 3 victoires à deux…

 

Eurosport fossoyeur du hockey olympique

Philostrate #Sports de glace
JO1936-5bdf.jpg     Avoir les droits d'une compétition sportive est une chose. Savoir la mettre en valeur en est une autre. Sur ce dernier point, Eurosport, censée faire vivre le tournoi olympique aux amateurs de hockey sur glace, a échoué sur toute la ligne à Vancouver. Hormis les insomniaques ou les noctambules, qui eux pouvaient regarder en direct les rencontres, les autres n'ont eu aucune chance de suivre convenablement l'événement. Là où , pourtant, la chaîne passait et repassait jusqu'à plus soif des différés de bobsleigh ou de ski alpin et nordique, souvent diffusés la veille en direct à une heure tout à fait raisonnable - entre 19h et 23h… -, jamais en quinze jours sa grille de programme n'a présenté en journée de résumés conséquents des rencontres de hockey sur glace des nuits précédentes.

     Il a donc fallu attendre la présentation de la finale entre le Canada et les Etats-Unis pour pouvoir revivre ne serait-ce que des bribes du tournoi disputé à Vancouver. Et là, soudain, illumination… Si Europsort n'a jamais rediffusé en journée de matches de hockey ou de résumés dignes de ce nom des échanges de palets nocturnes, ce n'est pas par choix éditorial ni parce que, soudainement, le bobsleigh aurait été érigé sur son antenne au rang de grande cause nationale. Non. C'est tout simplement parce que la chaîne sportive ne disposait visiblement pas de journalistes compétents en nombre suffisant… A en juger par le résumé foutraque vomi par la pauvre fille de permanence en régie avant l'ultime rencontre du tournoi, on comprenait soudain que la rédaction de la chaîne sportive s'y connaissait autant en hockey que Laurent Luyat, gentil speakerin de France Télévisions, en foot anglais !  Le journaliste chargé de prendre le relais avant que ne s'ouvrent les hostilités entre Canadiens et Américains s'en tirait à peine mieux : commentaire en décalage complet avec les images, noms écorchés, bref, la cata… Un échec sur toute la ligne, y compris lors des matches, où à part brailler l'envoyé spécial sur place ne brillait guère par la finesse de ses analyses.

     J'ai donc décidé de suivre la finale sur France 3. Et bien m'en a pris. Car une fois oubliés les plateaux niaiseux, animés par le speakerin susmentionné, Laurent Bellet et Thierry Adam, authentiques connaisseurs du jeu, n'ont pas démérité dans leurs commentaires, qui pour être grand public comme il se doit sur une chaîne généraliste, n'en restaient pas pour autant au ras de la glace. Bien sûr, il y avait avec eux Roch Voisine. Mais comme, hormis deux couplets pour célébrer la victoire canadienne, le Québecois s'est abstenu de chanter, tout le monde s'en est plutôt bien tiré…

Il y a patinoire et patinoire…

Philostrate #Sports de glace
Lombart-1900bdf.jpg     250 m2 : c'est la différence entre une patinoire internationale et une patinoire aux dimensions du championnat de hockey professionnel nord-américain. Utilisée à l'occasion de toutes les grandes compétitions mondiales, y compris les Jeux olympiques, la première est plus large de quatre mètres que la seconde (30 m contre 26 m, pour une longueur de 61 m). Mais à Vancouver, les organisateurs ont fait une entorse à la tradition. Repaire des Vancouver Canucks et terre de hockey s'il en est, la ville-hôte impose sa loi. Pas question de construire une patinoire internationale qui, une fois le tournoi olympique achevé, aurait toute les chances de se métamorphoser en éléphant blanc - voire en mammouth, pour filer la métaphore glaciaire. C'est donc sur une petite glace façon NHL que les hockeyeurs en lice pour le podium taquinent le palet.

     Quelle différence pour le jeu direz-vous ? Une patinoire est une patinoire et, à quatre mètres près, il n'y a pas péril en l'igloo. Détrompez vous. Quand vous mettez sur la glace douze armoires normandes lancées à toute vitesse sur des patins, plus l'espace se rétrécit, plus les risques de collision augmentent. En d'autres termes : sur une petite patinoire, les contacts sont plus fréquents et souvent plus violents. Les Canadiens et les Américains raffolent de ce hockey musclé, où le physique compte autant si ce n'est plus que la vista. Les Européens, dont le jeu est traditionnellement plus léché que celui pratiqué par les bûcherons du Nouveau monde, un peu moins.

   Aujourd'hui, le nombre toujours grandissant de joueurs venus des pays scandinaves ou de feu le bloc soviétique monnayer leur talent en Amérique du Nord contribue à combler ce fossé. Les représentants du Vieux continent revenus sous le maillot de leur équipe nationale, rompus aux "arenas" électriques de la NHL, savent désormais répondre au défi physique imposé par les Canadiens ou les Américains. Mais le jeu lui, d'ordinaire virevoltant dans les tournois olympiques, risque à Vancouver de se durcir à mesure que l'enjeu grandira et que les joueurs du cru verront grandir leur fièvre de l'or. Les petites patinoire de l'UBC Thunderbird Arena ou de la Place Hockey du Canada pourraient alors se transformer en tombeaux du beau jeu…

Bonne année !

Philostrate #Sports de glace
Philostrate vous souhaite à tous une bonne année 2010 et offre aux amateurs un avant-goût des prochains Jeux olympiques d'hiver à Vancouver.

Le Canadien, légende à vendre

Philostrate #Sports de glace
    Le monde du sport business est décidément impitoyable. L'année même de son centenaire, le plus grand club de hockey sur glace au monde est à vendre. Le Canadien de Montréal, recordman incontesté de victoires en coupe Stanley (24), le Saint Graal de la rondelle, se retrouve sur le marché, comme un vulgaire paquet de linge sale. Joe Malone et Maurice Richard doivent s'en retourner d'horreur dans leur tombe glacée…

    Il faut dire que la légende tricolore a déjà pris pas mal de coups de canifs durant ces dernières décennies. Ne revenons pas à l'époque où seuls les "Canadiens français" se devaient de porter la "Sainte flanelle", surnom emprunt de dévotion donné au maillot bleu, blanc, rouge de Montréal. Ce serait remonter trop loin dans les brumes du temps. Tenons-nous en à 1996, année funeste où la franchise la plus populaire du Québec quittait le Forum, sa patinoire historique, pour le "Centre Molson", devenu depuis "Centre Bell", changement de sponsor oblige.

    Les businessmen voyaient alors en cette nouvelle "arena", comme on dit là-bas, l'entrée avant l'heure du Canadien dans le XXIe siècle. Les nostalgiques juraient que les fantômes du Forum,  l'impalpable présence des "Glorieux" passés censée sublimer l'équipe dans les moments cruciaux, ne suivraient pas le mouvement. Ils avaient raison. Ce n'est peut-être que l'effet du hasard, mais dans sa nouvelle patinoire, où le public a tout sous la main pour se cholestéroliser les artères à l'américaine, le Canadien ne s'est plus jamais approché de la coupe Stanley, remportée pour la dernière fois de son histoire en 1993…

    Vint ensuite en 2001 l'épisode George Gillett, du nom de l'actuel propriétaire du club. Homme d'affaires américain, ce milliardaire est plus connu en Europe pour avoir acheté en 2007 le club de football de Liverpool, au grand dam des Scousers purs et durs, qui ont été jusqu'à brûler son effigie sur les bords de la Mersey. La famille Gilett a fait fortune dans la viande et ses dérivés. Le petit George s'est fait les dents en investissant dans le sport, secteur juteux s'il en est. Qu'il songe aujourd'hui à vendre, à soixante-dix ans bien sonnés, la légende du hockey comme un morceau de barbaque relève donc de l'atavisme familial. Prix estimé pour un retour sur investissement raisonnable : 400 millions de dollars canadiens. Une paille, mais tout de même une bonne affaire à en croire les experts. Certains acheteurs québecois potentiels, craignants de voir ce pilier de l'identité provinciale mis à l'encan, se sont déjà manifestés. Parmi eux, René Angelil, époux méritant de Céline Dion. Et là évidemment, on craint le pire. Vous imaginez le tableau ? René proprio, madame se fera un point d'honneur à venir sur la glace brailler les hymnes avant chaque rencontre de championnat, habitude pénible mais typiquement nord-américaine. À moins de mettre des boules Quies pour échapper aux envolées de l'hurlante engeance, les fantômes du Forum ne sont pas près de revenir. À ce compte-là, même qualifié cette saison pour le premier tour des séries finales face à Boston, le Canadien risque de glisser longtemps encore à la poursuite de son passé doré…

Rondelle, camembert et mozzarelle

Philostrate #Sports de glace
    L'équipe de France a remporté deux matches pour se maintenir dans le groupe A du championnat du monde de hockey sur glace. On ne va pas en faire un fromage, mais tout de même… D'abord, les Bleus ne s'étaient plus maintenus parmi l'élite mondiale depuis huit ans. Ça mérite d'être souligné. Ensuite, ils l'ont fait face aux Italiens, en remportant deux rencontres sur une équipe qui sur la glace leur a toujours donné du fil à retordre.

    Depuis la finale de la coupe du monde de football 2006, on sait ce qu'il en est des duels transalpins. Le coup de boule de Zizou sur le sympathique Materrazzi, a tendu les relations sportives franco-italiennes comme un fil de fromage sur une part de pizza. Côté ballon rond, pimentée par un Raymond Domenech aux sorties pas toujours subtiles et un tirage au sort qui s'acharne à faire se rencontrer les deux frères ennemis à chaque compétition, la querelle n'est toujours pas vidée. Au point de se croire parfois dans Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola, comédie grotesque qui reste à ce jour l'un des bides les plus fameux du cinéma italien…

    Sur la glace, la rivalité est nettement plus saine. La France a souvent buté sur l'armada italienne, composée en majorité de "ritals" grandis de l'autre côté de l'Atlantique, mais comme elle-même avait bâti ses premiers succès à la fin des années 1980 autour d'une robuste phalange de joueurs franco-québecois, elle ne trouvait pas grand chose à y redire. Des duels virils mais corrects, souvent sur fond de matches couperets pour ne pas sombrer dans les oubliettes du hockey mondiale. Là réside d'ailleurs l'importance de la victoire française dans ces championnats du monde disputés au Québec, où il y a, c'est bien connu, une patinoire à chaque coin de rue.

    Si au Canada le hockey est roi, dans nos pays latins il doit se battre pour survivre. La dynamique dont bénéficie actuellement la discipline en France, les premiers succès remportés par la toute jeune fédération de hockey, enfin sortie du panier de crabes de la FFSG, auraient sans doute pâti d'une relégation de l'équipe de France dans le groupe B mondial. Le succès des dernières finales de coupe de France organisées à Bercy, prouve que la "rondelle" est enfin sur la bonne voie mais, tout comme en Italie, elle ne peut compter chez nous sur la qualité de son seul championnat pour exister, sportivement et médiatiquement. Il lui fallait donc rester parmi l'élite mondiale. Par la grâce de son gardien, Cristobal Huet, qui a su faire basculer ces matches de barrage de son côté, la France y est parvenue. Une bonne chose de faite en attendant de croiser à nouveau la crosse avec l'Italie, puisque tel semble être le destin de nos deux pays…  

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